Alors que le ministre du Travail Xavier Bertrand est venu inaugurer les nouveaux locaux de l'entreprise, à Étrelles (lire en page7), Webhelp se trouve aujourd'hui au centre d'une polémique. Le centre d'appels, qui gère depuis le pays vitréen les clients d'Omer Télécom (Breizh Mobile et Virgin Mobile, soit la moitié de son CA) et réalise de la télévente pour le groupe Canal+, vient de faire une offre de services à la... prison des femmes, à Rennes! «C'est un projet qui devrait voir le jour au mois de janvier», confirme Vincent Tachet, directeur général adjoint de Webhelp. Douze détenus, formés par l'entreprise, se verront ainsi répondre au téléphone. Une initiative qui a fait bondir l'association française des centres de relation clientèle - ils craignent une dégradation de l'image de la profession - mais aussi les syndicats, qui y voient une concurrence déloyale pour le personnel des out-sourcers. Des critiques auxquelles s'empresse de répondre Vincent Tachet.
«Initiative citoyenne»
«On est vraiment dans le domaine de l'initiative citoyenne. On n'est vraiment pas à la même échelle. Le travail pénitentiaire a toujours existé et ce n'est qu'une offre de plus». Et de rappeler que l'opération se fera à travers la fondation de Webhelp. «On ne fait pas de marges», insiste le dga.
À travers sa fondation, le centre d'appels Webhelp va former au métier d'out-sourcer une douzaine de détenus de la prison des femmes, à Rennes. Une décision qui suscite une vive polémique. Certains y voient le début d'une concurrence déloyale.