Coup double pour Vivalis qui s'adjuge cette année le premier prix Ouest du Deloitte Technology Fast 50 et le Prix Nyse Euronext. Créée en 1999, la société biopharmaceutique nantaise se positionne sur les technologies de production de vaccins. Après de lourds investissements en R & D, Vivalis entend maintenant capitaliser sur ses technologies, et notamment sur sa lignée cellulaire phare, l'EB66. Le Japonais Kaketsuken vient ainsi d'obtenir, de la part des autorités nippones, l'autorisation de commercialiser un vaccin vétérinaire à partir de cette lignée. «C'est la première fois qu'un de nos clients obtient une autorisation de commercialiser un vaccin à partir de la lignée EB66 sur laquelle nous travaillons depuis 2003. C'est le début de la constitution d'un portefeuille de vaccins pour nos clients. Dans les trois ans, nous nous attendons au minimum à l'enregistrement de quatre autres vaccins vétérinaires», souligne Franck Grimaud, président de Vivalis. Dans le domaine vétérinaire, la société nantaise touche des royalties comprises entre 1,5 et 5,5% des ventes. Et le marché japonais de ce nouveau vaccin développé à partir de la lignée EB66 est estimé entre 30 et 40millions d'euros. Toujours à partir de cette lignée, la société table sur un premier vaccin humain en 2014 dans le domaine de la grippe pandémique.Vivalis enregistre également une montée en puissance de sa deuxième activité qui porte sur une plateforme de découverte d'anticorps, pour laquelle la société nantaise a signé plusieurs accords de licences et de collaboration. L'un d'eux a notamment été conclu avec Sanofi-Pasteur en 2010 et représente un potentiel de plus de 140millions d'euros en paiement d'étapes. Dernier axe de développement pour Vivalis, la découverte d'anticorps en propre.
«Plus qu'une question de temps»
«Nous n'en sommes encore qu'au milieu du chemin. On aura gagné, le jour où nous aurons un premier vaccin humain sur le marché. Mais il s'agit maintenant plus d'une question de temps que de vie ou de mort. Dans notre activité, il faut quinze ans d'investissement avant d'atteindre la rentabilité. C'est notamment pour cela que nous ne regrettons pas notre introduction en Bourse. Sans cela, nous n'aurions pas connu le même développement. Certes, être coté, cela représente quelques contraintes, avec des passages obligés pour la communication financière. Mais contrairement à ce que beaucoup de dirigeants de PME pensent, on ne perd pas de pouvoir et surtout cela permet de passer à une autre échelle», poursuit Franck Grimaud. Après une très forte accélération de sa croissance, l'horizon de Vivalis se dégage. La biotech nantaise table ainsi sur un équilibre récurrent dès 2014-2015 pour ces deux premières activités.
Premier Prix OUEST (+ 1.085 % de CHIFFRE D'AFFAIRES SUR CINQ ANS) et Prix Nyse Euronext. Après une décennie d'investissements, Vivalis enregistre ses premiers succès dans le domaine des vaccins.