Gestion de crématorium, marbrerie, services et chambres funéraires : l’entreprise Virgo (80 salariés) embrasse tout le secteur des pompes funèbres. Fin septembre, elle a inauguré sa sixième chambre funéraire dotée d’une salle de 80 places, à Périgueux. Montant de l’investissement : 350 000 euros. Le secteur pèse déjà pour moitié dans le chiffre d’affaires (12 millions d’euros) à côté de l’activité historique de maçonnerie générale, qui remonte à la création de l’entreprise en 1960.
L’activité historique pâtit de la crise, le funéraire se développe
L’activité liée au secteur bâtiment - réalisée auprès d’une clientèle d’architectes, de particuliers et de collectivités - est un segment en berne. Outre la chute des marchés publics, il connaît des difficultés liées au recrutement de main-d’œuvre qualifiée, expliquent les dirigeants de Virgo, Céline et Nicolas Virgo. Dans le même temps, le secteur funéraire ne connaît ni la crise, ni les freins au recrutement. Aujourd’hui, la troisième génération à la tête de la PME familiale gère trois crématoriums, six chambres funéraires, une entreprise de marbrerie funéraire (rachetée en 2010). Ayant son siège social à Sanilhac (Dordogne), Virgo planche sur un crématorium dans le Lot, qui serait le premier du département. Sa mise en service est envisagée courant 2027.
Le premier crématorium de Dordogne
"Au départ, mon grand-père réalisait des travaux de maçonnerie générale dans les cimetières, dans le cadre de chantiers de fossoyage (ouverture, fermeture de caveau, pose de pierre tombale…). C’était une activité annexe", raconte Céline Virgo. La crise du neuf au début des années 1990 a marqué un tournant, avec l’ouverture d’une première chambre funéraire et du premier crématorium de Dordogne, à Sanilhac, sur les terres agricoles des grands-parents maternels. Le pari était audacieux à une époque où les incinérations représentaient moins de 1 % des obsèques dans le département. Elles pèsent 45 % désormais.
La dernière chambre funéraire ouverte par Virgo, à Périgueux, répond à la demande croissante des familles d’organiser des cérémonies hors des lieux de culte. "Nous avons mis trois ans à faire aboutir ce projet. Il n’existait rien sur Périgueux pour les cérémonies d’inhumation. Aujourd’hui, la façon d’appréhender le deuil évolue", conclut la dirigeante.