Vincent Industrie : Le grand export booste les sites français
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Vincent Industrie : Le grand export booste les sites français

Le constructeur d'équipements pour le secteur de l'énergie installé à Brignais ouvre un nouveau site de production à Vourles en 2010. Objectif: accompagner ses développements internationaux.

Robert Vincent affiche ses ambitions: réaliser entre 70 et 80M€ de chiffre d'affaires d'ici à cinq ans en maintenant une part export à 98%. Le dirigeant qui a entamé la diversification de ses marchés au milieu des années 90 récolte les fruits de sa stratégie tournée vers un secteur mondial à potentiel: les énergies. «Aujourd'hui, nous produisons à 100% des équipements standards pour fabriquer des moteurs, des alternateurs, des générateurs entrant dans la fabrication de centrales nucléaires, hydrauliques, thermiques, dans les équipements éoliens ou photovoltaïques. Le groupe se tourne également vers la biomasse», détaille le P-dg de Vincent Industrie, installée à Brignais et à Vourles. Positionné d'emblée sur la scène internationale pour satisfaire les grands équipementiers chinois, russes, indiens ou américains, l'industriel a ouvert un site de production en Roumanie et vient de conclure un joint venture avec un partenaire turc pour l'usinage de pièces entrant dans les équipements solaires.




Nouveau site à Vourles

Courant 2010, un deuxième site de production de 4.000m² ouvrira à Vourles pour un investissement de près de 3M€. «Vincent Industrie disposera alors de 13.000m² pour produire en France, avance le dirigeant. Nous y conservons la fabrication de pièces techniques à forte valeur ajoutée car nous vendons des équipements et une technologie européenne.» L'entreprise exploite une dizaine de brevets et consacre entre 8 et 10% de son chiffre d'affaires à la R&D.Si des projets collaboratifs développés dans le cadre du pôle de compétitivité Tenerrdis ont bénéficié d'un financement de l'ordre de 2M€, le dirigeant «privilégie la R&D en interne et les essais réalisés avec des clients dans le monde entier».




Croissance externe

La croissance de l'entreprise passe par sa représentation commerciale à l'étranger. Gemotec, sa filiale suisse de commercialisation, dispose de bureaux en Chine, Russie, Canada et Inde. «Ces bureaux représentent également des sociétés suisse, allemande et française disposant de solutions complémentaires à nos quatorze lignes de produits, argumente Robert Vincent. Nous sommes ainsi capables de proposer des usines clés en main dans tous les domaines de l'énergie.» Le dirigeant n'exclut pas de procéder à des opérations de croissance externe, en France ou sur les territoires où il est déjà actif. Une holding financière est en cours de constitution pour chapeauter l'ensemble des entités du groupe. Sa localisation dépendra des conditions fiscales et sociales des pays visés. Ce déploiement s'effectue alors que l'entreprise a demandé à être placée en plan de sauvegarde fin 2007. Non parce qu'elle avait des soucis, plaide Robert Vincent, mais pour maîtriser ses relations avec des actionnaires trop pressés. «Des investisseurs envisageaient un retour sur investissement rapide, se souvient le dirigeant. Au grand export, il faut du temps et la stratégie se fait sur le long terme. Aujourd'hui, je conserve la maîtrise de mon développement.» Depuis deux ans, son positionnement sur les énergies renouvelables dans un marché mondial lui permet de recueillir les fruits de la croissance.

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