Ils sont tout juste trentenaires et ils ne devraient pourtant pas tarder à révolutionner le mondu web avec Frizbiz. Ils, ce sont Augustin Verlinde et Romain Pollet, deux lillois qui ont inventé l'un des tous premiers réseaux sociaux d'échanges de savoir-faire. Depuis Tourcoing, ils surfent sur le créneau du jobbing en France et déjà l'étranger.
L'idée « Tout est parti du constat qu'il existait des plateformes mettant en relation des particuliers et des produits à l'instar du Bon Coin mais qu'il n'y avait rien dans le domaine des services », rappelle Augustin Verlinde, l'un des fondateurs de Frizbiz. Évoluant dans le secteur de la finance à Londres, il convainc Romain Pollet, un ami d'enfance de développer le projet. Ce dernier, contrôleur de gestion financière pour des pays d'Europe de l'Est au sein des laboratoires Servier, rejoint l'aventure.
Le concept Frizbiz s'inspire des réseaux sociaux et véhicule un mode collaboratif où l'offre et la demande se rencontre. Après s'être inscrit, le prestataire, particuliers ou entreprises propose sa compétence parmi la centaine proposée au choix et il fixe son prix. Idem pour le demandeur. Aucun frais pour les deux parties mais juste une commission de 13 % prélevée auprès du prestataire quand celui-ci a réalisé la transaction.
Les débuts
« Nous avons choisi le Nord - Pas-de-Calais et ses quatre millions d'habitants comme marché test », souligne le duo. Désormais, Frizbiz rayonne dans toute la France mais aussi dans des pays francophones comme la Suisse, Belgique, le Maroc...
L'accompagnement Lauréats LMI, ils ont obtenu un prêt d'honneur de 50.000 euros. Ils devraient également être lauréats du réseau Entreprendre sous peu. Pour monter ce projet, les deux amis ont obtenu des prêts bancaires à hauteur de 150.000 euros qui s'ajoutaient à leurs apports personnels et à une aide de 48.000 euros de la région. « En tout, notre investissement de départ avoisine les 300.000 euros. »
Les développements Demain, c'est à l'étranger, à Londres, Madrid et Bruxelles qu'ils entendent développer Frizbiz. Ils sont en contact avec la COFACE pour s'appuyer sur des VIE. Par ailleurs, Augustin Verlinde et Romain Pollet multiplient les contacts pour une levée de fonds. Montant envisagé : 500.000 euros. « Une levée qui pourrait être partielle. Présents aux Financials It Days, ils ont noué plusieurs contacts « avec des fonds d'investissements parisiens, régionaux et internationaux. » Affaires à suivre. En attendant, ils visent 100 à 120.000 euros de CA pour leur première année d'activité et 1,4 M€ d'ici à cinq ans. « Notre seuil de rentabilité pourrait être atteint d'ici à deux ou trois ans. Il faut pour cela tabler sur 50 à 60 prestations jours réalisées sur Frizbiz. »
Ségolène Mahias
web Avec Frizbiz, l'offre rencontre le besoin. Basé sur le concept des services, ce site met en relation des particuliers mais aussi des entreprises.