Vendée : Machinarium, nouvel incubateur de start-up à La Roche
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Vendée : Machinarium, nouvel incubateur de start-up à La Roche

NUMÉRIQUE. A La Roche-sur-Yon, au sein de la Loco Numérique, un incubateur privé destiné à lancer des start-up est en train de se créer.

Incubateur de start-up du numérique ou tout simplement innovantes, le Machinarium s'apprête à déployer ses ailes dans l'enceinte de la « Loco numérique » de La Roche-sur-Yon, un hôtel d'entreprises doublé d'un espace de coworking, situé quartier gare. Initiative privée, le Machinarium accompagne pendant quatre à six mois les porteurs de projets. Le support va « du soutien juridique, au business plan, jusqu'à la levée de fonds et la communication », détaille Thomas Lafosse, fondateur du Machinarium.

Cet ancien danseur professionnel y apporte toutefois une touche artistique supplémentaire. « Une fois qu'on connaît mieux le créateur, on lui proposera d'évoluer avec un peintre, un danseur, un comédien ou un autre artiste, annonce Thomas Lafosse. Pas dans une optique utilitaire, mais au contraire pour l'aider à sortir un peu du business et à développer sa créativité ! On cherche aussi à développer ce qui les enchante dans cette entreprise, à les passionner s'ils ne le sont pas. Et parfois c'est le cas, certains ont juste trouvé un bon concept, mais qui ne les fait pas rêver », explique le Vendéen.

Les projets accompagnés peuvent solliciter jusqu'à une équipe d'une quinzaine de personnes : avocat, comptable spécialisé dans l'innovation, expert en marketing, graphiste, dessinateur doué en illustration 3D, etc.



Liens avec les investisseurs
Les cibles du Machinarium ? Les start-up disposant ou cherchant à constituer un capital de 3.000 à 300.000 euros, voire plus sur certains dossiers. L'entreprise vendéenne aide les jeunes pousses à entrer à relation avec des investisseurs, en variant les types de montage financier. Sur ses trois premiers projets, les investisseurs se rémunèrent via les dividendes générés. Un des porteurs de projet a aussi créé une joint venture avec le dirigeant de la société vendéenne Cocktail Vision.



Lancer 6 à 10 projets par an
Pour commencer, Machinarium compte aider six à dix projets par an. Jeune pousse elle-même, elle espère employer dix salariés d'ici à deux ans.


Âgé de 29 ans, Thomas Lafosse est issu d'un quartier défavorisé de La Roche-sur-Yon. Davantage adepte du sweat à capuche que du costard cravate, le Vendéen a démarré dans la vie professionnelle comme danseur de hip-hop.

Après dix ans de scène, il prend le virage du Machinarium. En pur autodidacte, il mûrit son projet d'entreprise au fil des cours du soir. « J'ai participé à des formations sur la recherche de subvention d'Etat, puis sur les financements et la création d'entreprise, les réseaux sociaux, à la CGPME et à la CCI, via des Mooc (NDLR, cours en ligne gratuit), notamment sur des sites de cabinet d'expertise comptable ».

Le déclic pour lancer Machinarium naîtra sur les bancs du Cera, ce club d'entrepreneurs vendéens. « Au début, je ne savais même pas que c'étaient des chefs d'entreprise, j'étais venu pour les conférences, fascinantes d'ailleurs. Puis j'ai remarqué qu'ils me regardaient avec beaucoup de curiosité », explique Thomas Lafosse.

Le jeune homme finira pas y tisser de précieux liens. Au point, qu'il considère aujourd'hui Jean-Michel Mousset, président du Cera, comme un « mentor ». « Il m'a beaucoup aidé à remettre mon modèle d'entreprise en question. »


Machinarium
06 35 79 83 23
societe-machinarium.com

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