Créé dans les années 1980 par l'agglomération de Mulhouse, le Technopole est aujourd'hui un lieu d'échange et d'accompagnement de l'entrepreneuriat reconnu des chefs d'entreprise et porteurs de projets du territoire mulhousien. Laurent Riche, vice-président en charge de l'Innovation de Mulhouse Alsace Agglomération, vient d'en prendre la présidence à la suite de Jean Rottner, maire de Mulhouse et président de M2A.
Le défi du numérique
Son objectif : redéfinir la place et le rôle de la structure afin de faire face aux nouveaux enjeux du monde économique, à commencer par le numérique et la thématique de l'usine du futur. Le Technopole a ainsi contribué à l'organisation du premier salon Usine du futur, qui s'est tenu en septembre dernier sur le site de Peugeot. Quel avenir pour le Technopole quand de nouveaux espaces vont émerger, comme le KM0 à Mulhouse, qui veut regrouper des start-up, des entreprises du numérique, des investisseurs, etc. ? Le concept est similaire, sur certains aspects au Technopole. « Mais nous ne serons pas concurrents », assure Laurent Riche. « On travaille dans une logique de réseaux, ajoute Corinne Patuel, sa directrice. On oriente les entrepreneurs, on organise des conférences. On participe à des événements pour faire émerger de nouveaux projets comme les start-up week-end, dont on accompagne les lauréats durant un an. C'est aussi un lieu de fertilisation croisée entre entreprise, formation et recherche ».
« Nous devons être un lieu ressources ainsi que de travail pour les entreprises du territoire », poursuit Laurent Riche, particulièrement satisfait du bon démarrage de l'espace de coworking créé en fin d'année dernière : l'Espace 34. Celui-ci dispose de 23 postes de travail, avec un open space, mais aussi des bureaux indépendants et une salle de réunion. Il compte déjà une quinzaine d'utilisateurs réguliers. Le Technopole, qui emploie 4,5 ETP, c'est un ensemble de bâtiments de 6.700m² qui abritent également une pépinière depuis 1993.
Nouveaux publics
« Mais on avait de moins en moins de candidats car les gens créent chez eux. On a élargi nos critères aux entreprises qui procèdent à leur première embauche, ou celles en phase de transition (que ce soit une période de difficultés ou dans le cadre d'un développement) ainsi que les filiales de sociétés étrangères souhaitant tester le marché français », indique Corinne Patuel. Le lieu dispose aussi de sept salles de formation/réunion (avec capacité de restauration) disponibles à la location. Une partie des locaux héberge également le Cetim Cermat. À noter, des portes ouvertes seront organisées au Technopole le 25 novembre prochain dans le cadre de la semaine de l'entrepreneuriat.