Un mois vu parSylvain Breuzard

Un mois vu parSylvain Breuzard

P-dg Norsys à Ennevelin (19M€ de CA; 200personnes) Parcours Né le 15février 1960. Créé Norsys en 1994. Préside au niveau national le CJD en 2003. S'engage dans le conseil d'administration de Greenpeace France en 2008. Crée le réseau d'insertion Etincelle en 2011.

L




es révolutions au nord de l'Afrique.

«Elles me touchent aussi parce que nous y sommes implantés. Mais au-delà des considérations économiques, ce qui me frappe ce sont les impacts des spéculations financières, le déséquilibre croissant des distributions des richesses. L'autre constat vient aussi de l'importance qu'ont pris les réseaux sociaux dans un tel mouvement. Cela a permis réellement de mobiliser les gens. Je pense aussi que ce manque de démocratie transparaît dans nos entreprises où certains déséquilibres similaires existent. La démocratie est en partie absente de nos entreprises. Le chef d'entreprise doit permettre, par des dispositifs collectifs, de faire collaborer le salarié et que ce dernier soit acteur du développement de l'entreprise. On doit notamment intégrer le salarié dans des comités de pilotage, lui permettre d'influer sur l'organisation d'un événement ou encore mettre en place des collèges de rémunération et de formation.»




La sortie de l'Ipad 2.

«Le buzz est très important autour de sa sortie. À l'époque, l'industrie du livre électronique l'attendait de pied ferme car certains s'étaient déjà cassé les dents sur ce business. Avec l'Ipad Apple a réussi à débloquer ce marché. Pour moi d'ailleurs, il n'y avait qu'Apple qui pouvait le faire. L'innovation technologique est dans les gènes de cette entreprise qui a connu des heures difficiles et, à coup de remise en question et d'innovation, est revenue sur le devant de la scène.»




La mise en place du plan bleu à Lille.

«C'est un plan qui est en discussion au niveau des élus lillois et qui me plaît car il remet l'eau au centre de la ville. L'idée est de remettre le long de la Deûle des activités de plaisance et des voies navigables. Je trouve que les villes traversées par l'eau sont de belles villes. L'eau est facteur de bien-être et c'est surtout l'enjeu du 21e siècle. C'est un sujet où il est encore temps d'agir. Nous avons trop l'habitude d'attendre une grosse catastrophe pour se remettre en question. Alors avoir ça en tête est toujours une bonne chose.»