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Un mois vu par Yann Lejolivet
Rennes # Conjoncture

Un mois vu par Yann Lejolivet

Directeur départemental Crédit Mutuel de Bretagne en Ille-et-Vilaine parcours Né le 4 février 1965 à Pleurtuit Diplômé Sciences Po Paris 1990 : intègre le groupe Crédit Mutuel Arkéa ; 1997 : à Bordeaux directeur de secteur ; 2006 : Brest DRH groupe ; 2009 : rejoint Rennes Président du Comité régional des banques en Bretagne (de 2013 à janvier 2016)

L
es manifestations et le blocage de l'économie française. « En coups de gueule, c'est tragique mais nous avons un peu l'embarras du choix ces temps-ci. Je vais donc privilégier tous
ceux qui confondent sciemment crise et mutation, substituent la violence au dialogue, préfèrent les problèmes aux solutions, prophétisent que le retour cyclique de la croissance sera un simple retour au passé, font profession de l'agitation et commerce des peurs, alors que l'époque nous exhorte, plus que jamais, à conjuguer nos talents. À tous ceux-là, je dis donc de reprendre leur grammaire et de réviser sans tarder leurs conjugaisons ! La co-construction de l'avenir est l'affaire de chacun. »




L'excès de réglementation. « Les régulateurs bancaires et financiers européens (Commission européenne en tête) viennent - enfin ! - de le reconnaître : l'excès de réglementation peut étouffer le potentiel de croissance d'une économie. Autrement dit, une règle mal étalonnée peut freiner le financement des entreprises quelle que soit la bonne volonté des banques. Ces quatre dernières années, les établissements bancaires n'ont pourtant pas ménagé leurs efforts pour le dire, le répéter, l'illustrer et l'argumenter : le système financier américain n'est donc pas le modèle unique à dupliquer. Excusez du peu ! Loin de là même. Au final, l'important c'est bien d'avoir été entendu. Reste désormais à passer du constat aux actes. Encore un effort, Mesdames et Messieurs les régulateurs... »

« Mr. Holmes », nouveau film de Bill Condon sorti en France le 4 mai.

« C'est un coup de coeur. Parce qu'il y a, bien sûr, la splendide composition de Ian McKellen en Sherlock Holmes parvenu au soir de sa vie, aussi lumineux que crépusculaire. Mais il y a surtout une magnifique réflexion sur l'intelligence, la vraie. Un match : quotient intellectuel contre quotient émotionnel. La sempiternelle lutte entre raison et émotion. Peut-on donner un sens à sa vie en refoulant ses sens ? Et ce bon vieux Rabelais se rappelle soudain à notre souvenir : « Sapience n'entre point en âme malivole. Science sans conscience n'est que ruine de l'âme ». Élémentaire, mon cher Watson ! »

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