L
es 25ans du réseau Entreprendre. «Enfin du positif! Avec le réseau Entreprendre, nous avons tous les ingrédients pour verser dans l'optimisme. D'un côté, de futurs chefs d'entreprise ont des idées et une volonté farouche pour les réaliser. Ils créent des emplois et de la vraie richesse. En complément, nous avons des entrepreneurs reconnus, qui partagent leur expérience, leur savoir-faire et leur savoir être, et ce, gratuitement depuis 25ans. C'est enthousiasmant. Partageant ces valeurs, j'ai accepté de parrainer la promotion 2010 d'Entreprendre Hainaut. Notre société a besoin de plus de convictions partagées et d'esprit collectif. Nous sommes trop dans l'instantané et l'individuel.»
L'emploi des jeunes. «C'est un domaine dans lequel nous devons retrouver de l'optimisme. Je souhaite que ce sujet fasse enfin l'objet d'un débat national. Si ce n'est en 2011, alors en 2012. La France a la chance d'avoir une des meilleures démographies d'Europe. Cela va être un véritable avantage. Encore faut-il que notre système éducatif assure les compétences nécessaires et que nous soyons capables de donner une première chance. Nous demandons des diplômés, voire surdiplômés, avec une première expérience... que nous n'offrons pas. Les employeurs sont parfois timides et n'osent pas faire confiance. À l'instar d'autres pays européens, nous devons faire évoluer les mentalités. En 2014, Renault Douai va industrialiser une nouvelle gamme de véhicules. En accompagnement, nous allons augmenter notre dispositif d'alternance pour renforcer notre vivier de compétences. Plus de 200contrats annuels seront conclus d'ici à 2013.»
Le contexte international. «Nous devons être attentifs aux risques géopolitiques. Sur le nucléaire, des réponses claires et transparentes doivent être apportées au-delà des émotions. Quelles énergies pour demain avec quelles assurances sécurité? Je pense aussi au contexte méditerranéen. Comment accompagner ces pays qui veulent plus de démocratie? Un autre sujet mérite notre attention: le prix des denrées alimentaires. Nos politiques ont du travail.»
Directeur Usine Georges-Besse Renault, à Douai (5.000salariés) Parcours Né le 4juin 1953 à Lille Études à l'Institut français de gestion. Débute chez Fives Cail Babcock à Denain en 1977 Entre au groupe Renault en 1995 (MCA Maubeuge), puis chef du département montage à Flins. Dirige STA Ruitz, avant Renault Douai depuis fin 2009