Un mois vu par Patrick Siri

Un mois vu par Patrick Siri

Président de Provence Business Angels Serial entrepreneur marseillais, il préside à nouveau le réseau Provence Business Angels depuis janvier dernier, après un premier mandat de 2008 à 2010. Initiateur du fond d'amorçage Capital Provence Business Angels. Ancien président de la chaîne de télévision marseillaise LCM, qu'il a revendue fin 2011.

Marseille-Provence 2013. « J'ai assisté, comme bon nombre de Marseillais, à la soirée de lancement de la Capitale européenne de la culture, au Vieux-Port. J'ai été très ému de voir à quel point les habitants de la ville s'étaient approprié l'événement, dans un esprit de fraternité, sans débordement. Un véritable succès populaire comme Marseille en a besoin. Maintenant, bien sûr,, il faut que toutes les manifestations trouvent leur public. Mais en tout cas, les débuts sont prometteurs ! »


La métropole marseillaise.


« Notre territoire a besoin de la métropole. Le gouvernement l'a bien compris et le monde économique porte ce projet avec force. Mais hélas, les élus locaux semblent ne pas avoir compris quel était le sens de l'histoire. Leur blocage est choquant, car


il est essentiellement politique : les élus ont peur de perdre du pouvoir ».




Le gouvernement et les business angels.


« À mon sens, le gouvernement ne prend pas les bonnes décisions sur le plan économique. Il n'a pas pris conscience du rôle que jouent de petits investisseurs comme les business angels dans le financement de projets de start-up. Auparavant, les risques que nous prenions étaient en partie compensés par des avantages fiscaux. Il est regrettable de voir aujourd'hui ces avantages rognés. Car les entreprises dans lesquelles nous mettons de l'argent feront la richesse, et donc l'emploi, de demain ! Bien sûr, soyons optimistes, ce n'est pas l'avis de décès définitif des business angels. Ils continueront à investir. Mais probablement moins, en choisissant des projets qu'ils jugent les plus sûrs et en diminuant les valorisations. Avec le risque de passer à côté d'une future "pépite"... »




L'avenir de l'industrie en France.


« Sur ce p


oint, mon avis n'est pas tranché. Mais je me pose de sérieuses questions. Dans un contexte de mondialisation, faut-il user d'armes protectionnistes et interventionnistes afin de conserver à tout prix un tissu industriel français, même sous perfusion, ou vaut-il mieux nous recentrer sur nos atouts, sur notre matière grise ? »