Le salon de l'agriculture. « Les politiques, quels que soient les gouvernements, continuent d'y passer, montrant ainsi leur intérêt pour notre secteur. Je me réjouis de la défense du budget de la politique agricole commune. Avec le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll, François Hollande a tout fait pour conserver un budget agricole conséquent. La polémique autour de la viande de cheval a fait l'actualité du salon de l'agriculture auquel j'ai participé. Même si il n'y avait aucun risque sanitaire, on ne peut accepter qu'il y ait eu tromperie sur la marchandise. D'autant plus que ce sont les services des chambres d'agriculture, à travers l'établissement de l'élevage, qui sont chargés de l'identification du bétail. On découvre l'existence de traders chypriotes ou néerlandais qui font venir de de la matière première de Roumanie, ouvrant la voie aux trafics les plus douteux. Mais à quelque chose malheur est bon. Ce scandale doit permettre de remettre à plat l'étiquetage obligatoire. Nous demandons depuis longtemps que la mention "né, élevé et abattu en France" figure aussi sur les produits préparés et destinés à la restauration hors domicile. »
Les difficultés de Gad.
« Réjouissons-nous que ce dossier soit jugé à Rennes. Même si cela aurait été encore mieux à Paris. On peut en effet regretter les conflits d'intérêts trop importants à Quimper qui ont au final permis à Doux de garder la main. En tout cas, les agriculteurs ont été les amortisseurs de la crise. Je me souviens de conférences régionales expliquant en quoi l'agroalimentaire restait un pilier économique breton. Il y a aujourd'hui un effet boomerang. Dans toutes les filières, on souffre énormément avec des baisses de la production. Des reculs qui touchent le porc, atteignent près d'un tiers en volaille. Doux et Gad vivent des restructurations terribles, on arrive au bout du bout. Mais n'a-t-on pas manqué d'anticipation ? D'une vision stratégique collective pour ne pas arriver dans le mur ? La filière porcine n'a pas su se mettre autour de la table. Il y a deux ans, le constat avait été fait avec l'ancien ministre Bruno Le Maire d'une nécessaire adaptation du parc d'abattage à la production. Le ministère avait lancé un audit. Sans trop anticiper ses résultats, on peut estimer que les abattoirs bretons ne tournent aujourd'hui qu'entre 50 % et 70 % de leur capacité. »
Le retrait de Benoît XVI.
« Savoir se retirer quand il le faut, c'est faire preuve de grandeur. Je suis croyant mais non pratiquant. On pourrait parfois reprocher à l'église de ne pas être assez réformiste. Jean-Paul II, le prédécesseur de Benoît XVI, avait été plus soucieux de faire évoluer certaines habitudes du milieu catholique. Le pape Benoît XVI aura finalement innové en renonçant de son plein gré à sa charge. »
PRéSidentde la chambre d'agriculture du Morbihan
ParcoursNéà Lorient le 16 décembre 1965Président du syndicat Jeunes agriculteurs (JA) du Morbihan de 1997 à 1999 puis de JA Ouest de 1999 à 2001 Président FDSEA 56 dès 2001 puis FRSEA de 2007 à 2013