Un mois vu par Jean-Brice Garella

Un mois vu par Jean-Brice Garella

P-DG du Groupe Garella, basé à Gardanne Parcours Dirige le groupe Garella depuis 1994 Ex-président du Prides Mode Méditerranée et de la chambre syndicale de l'Habillement Président de la Maison méditerranéenne des métiers de la mode

Économie virtuelle et économie réelle. «Je perçois aujourd'hui un décalage grandissant entre ce qui me semble virtuel, à savoir l'économie mondiale où les arbitrages se font à des niveaux stratosphériques, et l'économie réelle. Pourtant, les répercussions de la crise actuelle sont très concrètement ressenties par les entreprises. De manière immédiate et brutale. Et aujourd'hui, nous sentons que la volonté politique a quasi disparu. Les marges de manoeuvre n'existent plus. Les politiques sont devenus des professeurs d'économie. Ce que demandent les chefs d'entreprises, ce sont des règles du jeu et une vision de long terme».




Marseille-Provence 2013.

«Sur ce sujet, je suis modéré, car pour le moment, je n'en connais pas le contenu. Bien entendu, il est intéressant que chacun puisse montrer son savoir-faire. Mais il faut aussi profiter de l'occasion pour créer de véritables infrastructures culturelles. Il serait temps, en effet, que l'on comprenne que l'économie et la culture ne sont pas opposées».






La situation de la filière mode.

«Il est impératif de se battre pour que vive une filière mode autour de la Méditerranée. Et en la matière, il ne faut surtout pas cantonner certains pays à la production et d'autres à la création. L'émergence de créateurs dans les pays traditionnellement producteurs permettrait en effet de remettre au goût du jour les outils et de générer une dynamique locale. Ainsi, ces pays qui n'étaient hier que producteurs peuvent devenir demain une zone de distribution pour nous».




L'avenir de la Maison méditerranéenne des métiers de la mode.

«La filière mode est rassemblée dans un immeuble, sur la Canebière. Nous sommes actuellement en conflit avec la mairie de Marseille, qui propose de nous relocaliser en morcelant nos différentes entités. Nous ne le voulons pas. Mais attention, nous ne demandons pas la gratuité des lieux! Nous souhaitons proposer des solutions viables économiquement, avec, pourquoi pas, la création d'un mégastore au rez-de-chaussée. Mais actuellement, nous sommes modérément écoutés. Les choses sont un peu en stand-by».