L'arrivée du TGV Rhin-Rhône. «La volonté politique sans faille a été la clé de voûte de ce dossier. Sa réussite, même si cela a pris du temps, prouve qu'au-delà des clivages, les hommes politiques peuvent construire ensemble, avoir une cohérence d'action et rien que cela justifie leur place sur le territoire. Mais ce n'est pas fini! La liaison vers Fribourg complétera l'offre du TGV Rhin-Rhône fin 2012, mais ce que nous attendons tous, c'est le raccordement ferroviaire de l'Euroairport. C'est un enjeu géostratégique de taille qui permettra de tirer toute la quintessence de cette nouvelle ligne. Enfin, je fais partie de ceux qui militent pour une "Eurogare". En fait un système innovant d'information, de communication et d'interconnexions ferroviaires entre les gares de Mulhouse, Bâle et Fribourg. Il faut que chaque voyageur puisse se dire qu'en arrivant à Mulhouse, il est déjà à Bâle ou à Fribourg».
Autolib' à Paris.
«Sur ce projet, Bolloré prend de grands risques. En même temps, il nous livre sa vision de l'avenir et affiche sa volonté de contribuer à une avancée sociétale. Bref, il est la synthèse de ce que doit être un Entrepreneur. L'Histoire dira si c'était le moment de lancer ce service d'auto partage de véhicules électriques, si les consommateurs étaient prêts. Il n'empêche, aujourd'hui, le monde entier regarde ce qu'il se passe à Paris».
La future dégradation de la note française.
«Quel sens ces notations des dettes souveraines ont-elles? Je ne mets pas en doute qu'il faille gérer correctement les finances publiques, mais la notation d'un État me semble reposer sur des critères aussi tangibles que de lire dans une boule de cristal. Nous ne sommes pas, là, face à un acteur économique au sens de l'entreprise. Un État, ce sont des hommes et des femmes, des choix politiques qui font progresser la société. Son développement repose sur son système d'éducation, de santé, etc., autant d'éléments qui ne peuvent faire l'objet de considérations purement économiques. Le monde est en ébullition et nous manquons de repères. Les agences de notation doivent-elles être ces repères, elles qui n'ont pas vu arriver la crise de 2008 et qui y ont même contribué en notant trop bien des produits financiers pourris?»
Doyen de la faculté de sciences économiques de Mulhouse Parcours 43 ans Docteur en sciences économiques A rejoint l'Université de Haute-Alsace en 1999 en tant que maître de conférences Doyen du campus Fonderie depuis 2006