Un mois vu par Geneviève Fabre

Un mois vu par Geneviève Fabre

Directrice générale Cabinet Efidex à Six-Fours-les-plages. Parcours Née en 1950 à Toulon. Diplômée de l'école supérieure de commerce de Nice en 1972. Présidente des Femmes chefs d'entreprises de Toulon depuis 2002.

L




a chute d'Hosni Moubarak.

«Le soulèvement du peuple égyptien, qui s'est soldé par le départ de Moubarak, m'a fait penser à la révolution française. Tous les Égyptiens, quelles que soient leurs origines sociales ou leurs couleurs politiques, sont descendus dans la rue. De mon vivant, je n'avais jamais vu une révolte d'une telle ampleur, une révolte capable de réunir plus d'un million de citoyens. Désormais, l'armée, qui fait la pluie et le beau temps dans ce pays, va devoir organiser des élections, dites libres. Peut-être verrons nous alors de nouveaux partis politiques émerger? Peut-être un parti capable de représenter les Égyptiens descendus dans la rue? Ces événements se sont déroulés rapidement, ils ont suscité beaucoup d'espoir, mais aussi beaucoup d'interrogations.»




L'affaire Florence Cassez.

«Nous connaissons très peu le dossier. On ne veut bien nous dévoiler qu'une partie de la vérité. Ce qui est certain, c'est que son arrestation a été montée de toutes pièces. Il existe un réel décalage entre la vision européenne d'une justice bien organisée et celle du Mexique, où la justice est rendue par la police, en dehors de toute procédure et sans aucune instruction du dossier. C'est effarant. Aujourd'hui, cette affaire, d'abord judiciaire, est devenue politique et a désormais des incidences diplomatiques. Le président Sarkozy, en dédiant l'année du Mexique en France à Florence Cassez, a mis le feu aux poudres. Les mots ont été mal choisis et ont envenimé un dossier déjà bien complexe.»




Nicolas Sarkozy sur TF1.

«J'ai regardé l'intervention de Nicolas Sarkozy, sans aucune connotation politique de ma part. Il est resté 2h30 au lieu d'1h30! C'est faire fi de l'organisation d'une télévision et des autres programmes. Il avait finalement tout TF1 pour lui. Il s'est offert un bol d'air médiatique et en a profité pour éteindre les polémiques du moment, marteler que ?tout va bien? et retisser des liens avec les citoyens. Dans ses gestes, ses expressions, tout montrait qu'il était en reconquête. Il est allé jusqu'à reconnaître ses erreurs. Nous verrons au Printemps si cette opération séduction a marché. Mais finalement, que ce soit cette intervention télévisée, les affaires politiques, ou l'affaire Florence Cassez, beaucoup de choses nous dépassent. Je préfère alors me tourner sur quelque chose de bien réel: notre microcosme local, nos entreprises.»