R
e né Girard, Valbuena, les migrants... « Il y aurait tant à dire sur les événements de novembre. Sur la pathétique « sextape » mettant en scène Valbuena et Benzema qui a plus occupé les médias que la disparition de René Girard philosophe, théologien, académicien inventeur du désir mimétique. Sur le drame des réfugiés fuyant les barbares de tout poil qui nous pose une responsabilité humaine bien complexe... sur le piètre résultat de l'équipe de France de rugby qui a cru qu'il n'était point besoin de muscler son cerveau pour gagner... mais comment parler de tout ceci lorsque le 13 novembre « satan est tombé comme l'éclair » sur Paris. »
Les attentats du 13 novembre
« À y réfléchir, cependant, tout est lié. Girard exprime à travers son explication du désir mimétique comment l'homme, s'il n'est pas « civilisé » est régi par l'envie, l'égoïsme, et j'ajouterai l'imbécillité. C'est celle de deux « stars » en culotte courte à la taille de leur idée. C'est aussi celle de fanatiques obscurantistes guidés par un mimétisme fondamentaliste qui massacrent au-delà des innocents, une culture. Car bien en deçà du drame humain, immédiat, terrible, injuste, il en est un plus obscure, effroyable : la disparition programmée, méthodique d'une civilisation exécrée : la nôtre. J'espère que les élites qui nous gouvernent ne nous feront pas tourner la tête. J'espère que nous ne tomberons pas dans le piège qui nous est tendu. Ces massacres ont allumé une mèche ; si nous n'y prenons gare notre besoin de victimes expiatoires (l'homme a inventé le bouc émissaire pour pallier ses insuffisances) deviendra l'explosif qui nous autodétruira. Il ne s'agit pas d'une guerre. Une guerre se fait contre un État. L'état de barbare n'en est pas un. Il s'agit d'une lutte de civilisation. La nôtre, millénaire, n'est certes pas parfaite. Mais je l'aime car elle m'a transmis une culture, celle de mes aïeux. Parfois sacrificateurs, parfois sacrifiés, souvent inventeurs de merveilles, ils nous ont offert le sens des valeurs humaines. Elles ne peuvent prospérer que dans un espace de liberté, de conscience et d'expression, mais conditionné par des devoirs. Respectueux de ce bien si chèrement acquis nous sommes individuellement et collectivement investis du devoir de le transmettre. Ce n'est pas en faisant sauter à l'explosif les Temples millénaires de Palmyre qu'on le détruira. Déjà, et c'est notre force créative, des images 3D les ont rebâtis, indestructibles, encore plus réalistes et souverains vecteurs d'un passé glorieux. Malgré tous ses défauts, j'aime notre culture qui s'est bâtie et se bâtit sur l'assimilation dans la rencontre créatrice de l'autre. Elle m'invite à tous les possibles. Elle a su nous sortir de l'obscurantisme et améliorer notre quotidien... Alors, aujourd'hui plus que jamais je me pose la question : quelle est ma responsabilité et mon devoir d'être de culture occidentale, européenne, française, régionale, communale, familiale et individuelle pour ne pas « voir satan tomber comme l'éclair » comme l'a écrit René Girard !
»
Architecte Atelier FGA Parcours 59 ans Création de l'Atelier FGA (1994) Vice-président de l'Ordre Régional d'Aquitaine (1995) Co-Président d'Architecture et Commande Publique (2010) Président Cobaty Bordeaux Convergence (2012)