Un mois vu par Daniel Retler
# Ressources humaines

Un mois vu par Daniel Retler

Président des Jeuniors d'Alsace parcours 63 ans Capacité en droit à Strasbourg Retraité, ancien cadre dirigeant dans la logisitique internationale (Danzas-DHL) Académicien de la gourmandise et membre des Ambassadeurs d'Alsace

La France et les riches. «"Je n'aime pas les riches", avait dit François Hollande il y a quelques années. Aujourd'hui, les riches se sauvent. C'est dommage, mais c'est la conséquence des choix politiques catastrophiques du gouvernement actuel. Pourtant, la France a besoin d'eux. L'avenir de notre économie et de nos entreprises se construit avec les riches, pas contre eux. Mais à force de stigmatiser ceux qui ont de l'argent et de les taxer lourdement, nous allons finir par devenir un pays pauvre, d'assistés. On brise les rêves, on décourage les jeunes d'entreprendre alors que l'on a besoin de la richesse pour créer de l'emploi. L'argent n'est pas une fin en soi, mais il doit être considéré comme la conséquence du travail et des compétences entrepreneuriales ou artistiques des individus. Gérard Depardieu est aussi un entrepreneur. Il a le courage de mettre ce débat sur la place publique. L'idée de rendre son passeport français, c'est surtout de la provocation, cela va avec le bonhomme... Mais il a le mérite de sensibiliser les élus sur cette problématique».






L'emploi, la priorité des Français. «Un récent sondage révèle que, par-dessus toute autre action politique, l'emploi pour tous est la première préoccupation des Français. Mais la crise a bon dos, elle n'est pas la seule responsable de la montée du chômage dans notre pays. Prenez le Code du travail. En dix ans, il est passé de 3.800 à près de 10.000 articles. Prenez un bulletin de paie. Il compte 24 lignes en France, contre 7 en Allemagne. Trop de contraintes, trop de charges sont autant de freins à l'embauche. Tout cela n'est plus adapté au XXIesiècle. Résultat, on se retrouve dans le peloton de tête des pays où le chômage est le plus élevé. Avec encore une particularité: en France, on est considéré comme un senior à partir de 45 ans. Rien qu'en Alsace, on estime que 25.000 personnes de plus de 50 ans sont éloignées de l'emploi. Notre rôle, au sein des Jeuniors d'Alsace, est d'encourager les patrons à garder les anciens et d'aider ces derniers à retrouver du travail. Tous doivent comprendre qu'embaucher un senior, c'est le plus souvent un investissement rentable».

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