Le 10janvier, Bernard Kleynhoff sera officiellement élu à la présidence de la CCI Nice-Côte d'Azur. Même s'il s'en défend, son élection tient du symbole. Il faut remonter l'échelle de l'histoire azuréenne jusqu'en 1968 pour voir un industriel à la tête de la chambre consulaire. Henri Viterbo s'imposait, comme il a su imposer «la mode Côte d'Azur» dans le monde entier. La Riviera abritait alors une industrie textile qui occupera jusqu'à 7.000 personnes dans 650 entreprises. Mais l'activité, comme tant d'autres, subit l'implacable cycle de la vie: elle naquit et disparut en quasiment une génération. Quarante-trois ans plus tard, Bernard Kleynhoff prend le relais. Fondateur de l'association des industriels azuréens, l'APPIM, président de Berkley Packaging et Berkley Peinture à Carros, pilote du récent Livre Blanc de l'industrie azuréenne, l'homme est l'un des plus ardents défenseurs d'un secteur qui peine à retrouver sa place dans un département dominé par les services et le tourisme. En prenant les rênes de la CCI, Monsieur Industrie devient donc le président de tous et doit répondre à des revendications sectorielles infinies. Sa fonction le lui impose. Saura-t-il pour autant oublier l'industriel qu'il est? @email
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