C'est un détail, mais il alimente les discussions à Rennes Métropole et au-delà depuis plusieurs semaines. Dans le cadre de l'événement Viva-Cités, à partir du 29septembre (lire plus haut), Rennes revient sur les grands projets de la métropole à l'horizon de 20 ans. Et pour ce faire, la collectivité a confié la scénographie de l'événement à une certaine Julie de Legge. Une architecte scénographe du cabinet parisien SOA Architectes qui n'est autre que la fille de Jean de Legge, directeur de la communication de Rennes Métropole. De là à penser que ce dernier aurait favorisé sa progéniture, il n'y a qu'un pas que d'aucuns franchissent sans vergogne. L'intéressé, Jean de Legge, nous confie qu'il était «ennuyé» quand sa fille lui a appris qu'elle avait remporté le marché. Il imaginait déjà les discussions en ville. Pour s'en prémunir, il a donc au préalable pris le pouls d'Yves Préault, adjoint au maire de Rennes Daniel Delaveau en charge de la com', qui lui a délivré son blanc-seing. «Il m'a dit "ni népotisme, ni exclusion"», indique Jean de Legge. Et celui-ci de préciser qu'il ne peut être accusé de favoritisme dans la mesure où le marché est passé par Citedia, et non directement par Rennes Métropole. Enfin, pour savoir si c'est bien le talent de la scénographe et non le lien filial qui a motivé ce choix, Jean de Legge renvoie à l'événement: «Chacun jugera sur pièce».
Un de Legge peut en cacher une autre
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P.C.
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