Un camion se renverse et déverse sa cargaison de produits inflammables sur le pont Mathilde à Rouen... Celle-ci s'enflamme, créant un incendie si violent que le pont est profondément et durablement endommagé. Résultat : l'axe routier le plus important de Haute-Normandie (80.000 véhicules/jour) se retrouve agonissant et plonge la capitale normande dans le désarroi et la cohue routière la plus indescriptible, chaque jour, chaque soir... Et les forains qui avaient eu la mauvaise idée, ou la mauvaise autorisation, de garer leurs véhicules et caravanes sous le pont, en sont pour leurs frais... Mais, pas qu'eux... Tous les seino-marins en sont de leur poche en attendant la fin du ballet du « Je paye moi non plus » des assureurs qui se rejettent la balle. Cela pourrait même durer plusieurs années, si l'on reprend les déclarations de Didier Marie, l'an dernier à la même époque ! Le président du Département de Seine-Maritime ayant alors préféré sortir les deniers de la poche départementale pour accélérer les travaux de réparation. Au final, nous payons tous cet accident, et à plusieurs niveaux. D'abord, celui de l'incroyable imbroglio qu'est devenue la circulation dans la capitale normande et que tous ceux qui conduisent un véhicule vivent au quotidien. Il y a aussi la colossale facture du désastre à régler, pour 8 millions d'euros... Des travaux qui n'en sont qu'à leurs balbutiements, un an après, avec l'espoir d'une sortie de crise d'ici l'été 2014, si tout va bien... Et le souvenir d'un triste épisode pour l'image de la ville capitale, pendant lequel les entreprises souffrent et pour certaines ferment, regardant leurs clients rouler vers des routes plus sûres, et prenant des habitudes qu'il sera difficile d'inverser...
Sébastien Colle @email
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