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ourquoi l'UMIH PACA a-t-elle vivement réagi à l'adoption par l'Assemblée nationale, dans le cadre du vote du projet de loi de finances 2014, de deux surtaxes visant à majorer la taxe de séjour ?
Jean-Pierre Ghiribelli, président de l'Union des Métiers et des Industries de l'Hôtellerie Paca et de l'UMIH 83
: Les deux surtaxes, si elles avaient été adoptées, auraient eu des conséquences graves sur l'activité des hôtels, qui sont des entreprises "Made In France", qui emploient de nombreux salariés, des emplois qui restent non-délocalisables. Nous sommes déjà en difficulté du fait de taux d'occupation moins bons cette année, cette loi a créé une incertitude, une confusion et une méfiance en l'avenir de la profession.
Quelle est l'importance des taxes appliquées à un séjour hôtelier en France par rapport à ses voisins européens ?
Si Rome, par exemple, a une taxe de séjour plus élevée qu'en France, des destinations comme Madrid, Londres, Munich, Francfort n'ont pas de taxes. De nombreuses destinations affichent un taux de TVA et des cotisations patronales inférieures aux taux français. Tout cela influe sur la compétitivité de nos entreprises et donc l'attractivité de la destination France.
Par deux amendements au budget rectificatif 2014, le gouvernement a supprimé les hausses de la taxe de séjour votées par les députés. Mais une réforme est dans les tuyaux pour 2015.
Quel message adressez-vous au gouvernement ?
Le retrait des deux surtaxes n'est qu'un sursis de quelques mois. Taxer toujours plus nos entreprises n'est pas une solution ! C'est affaiblir nos entreprises et le pouvoir d'achat des Français qui représentent une large part de nos touristes. Il devient vital de fidéliser à l'année la destination France. Enfin, c'est donner un très mauvais signal aux touristes étrangers qui risquent de se tourner vers de nouvelles destinations. L'UMIH demande que les prochains débats soient précédés d'une large concertation avec les professionnels.
Tourisme. L'union des métiers et des industries de l'hôtellerie Paca a vivement réagi à la majoration des taxes de séjour votée par les députés.