UIMM Loire : «Devenir le fer de lance de l'Industrie»
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UIMM Loire : «Devenir le fer de lance de l'Industrie»

P-dg d'Isomécanique à Sorbiers, Jean-Luc Clément a pris, le 25mai dernier, la présidence de l'UIMM Loire pour trois ans. À l'occasion de l'AG annuelle de la chambre syndicale ligérienne, le 21juin, il s'est exprimé sur son engagement et les priorités de son mandat.


Pourquoi avoir accepté de prendre la présidence de l'UIMM Loire?


Je suis entré à l'UIMM Loire en 2003. J'ai intégré le conseil de direction en 2005 avant d'occuper en 2006 la fonction de trésorier. En 2007, je me suis occupé des formations en alternance et pour adultes en prenant la présidence du CFAI et de l'AFPI. En 2008, je suis devenu vice-président avant d'accepter ce mandat de président le 25mai dernier. Je me suis donc préparé graduellement car je crois en l'industrie, en la Loire et en nos métiers. Beaucoup ont décrié l'entreprise au travers des délocalisations. Moi, je crois que l'on s'en sortira en promouvant des formations de qualité pour nos jeunes. Pour cela, il faut les attirer, convaincre les parents et l'Education nationale que l'industrie française est viable et que tout ne se fera pas en Chine notamment les produits de haute technicité.
C'est le message que vous souhaitez faire passer aux entreprises ligériennes?

Le message, c'est qu'elles doivent se diversifier dans leurs produits et dans leur clientèle. Elles doivent se positionner sur des secteurs qui marchent bien comme le nucléaire, l'armement ou encore l'énergie. Si en plus, elles ont la possibilité de travailler directement ou indirectement avec des pays émergents comme la Chine, l'Inde ou le Brésil, dont la croissance est annoncée entre 6 et 10% cette année, elles sortiront plus facilement de la crise.
Revenons à l'UIMM Loire. Quelles vont être les grandes orientations de votre mandature?
L'UIMM n'est pas suffisamment connu du monde industriel et du grand public. Au plan local, nous allons donc mettre en place dès 2010 des actions de communication en lien avec le national pour mieux se faire connaître. L'une de nos priorités sera aussi de renforcer les services à nos adhérents. Une enquête aux plans national et local est actuellement en cours pour définir les besoins de nos entreprises.
Des exemples?
On pourrait développer le prêt de personnel qualifié plutôt que de licencier ou d'utiliser des heures de chômage partiel. Il y a aussi des choses à faire pour mieux informer nos adhérents sur la transmission d'entreprise. On veut aussi développer de nouvelles filières de formation adaptées au besoin de nos entreprises. Récemment, nous avons mis en place une formation de technico-commercial. À la rentrée 2010, nous proposerons un Master développement durable qui sera aussi accessible aux salariés en formation continue. On envisage aussi de mutualiser certaines formations peu demandées avec l'UIMM Rhône-Alpes. C'est le cas notamment du CAP Productique.

D'autres chantiers en perspective?
On veut renforcer le poids de l'industrie en associant l'UIMM avec certaines fédérations liées à la mécanique. C'est quelque chose qui a été décidé au niveau national et que l'on va mettre en place en local.
C'est-à-dire?
L'UIMM doit devenir le fer de lance de l'industrie. Pour se faire, certaines fédérations envisagent un regroupement d'une façon ou d'une autre. Localement certaines fédérations sont en manque d'adhérents et ont déjà manifesté un réel intérêt à nous rejoindre. Comment? Dans quel cadre juridique? C'est encore un peu tôt pour le dire. L'UIMM nationale organisera et nous donnera une certaine latitude pour décliner cela en local. Une chose est sûre. Plus on sera associé, plus on aura un poids important au sein du Medef notamment pour faire du lobbying dans l'intérêt de nos entreprises, de nos métiers et de nos salariés.








- www.uimm-loire.com

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