Pour décrocher le label Idex et faire partie des 25 pôles universitaires d'excellence en France, l'Université Côte d'Azur (UCA) a mobilisé en force le soutien des entreprises azuréennes. Objectif : « faire d'UCA Jedi (Joint, Excellent & Dynamic Initiative), un projet fédérateur et un moteur de croissance du territoire » autour de trois challenges sociétaux : santé, bien être et vieillissement ; défi du numérique et territoire intelligent ; gestion des risques. L'heure est venue aujourd'hui de mettre en pratique les collaborations entre le monde académique et le monde industriel. Cela passe par un appel à projets, ouvert depuis le 4 novembre sur le site www.univ-cotedazur.fr pour une clôture prévue des dépôts de dossiers le 1er février 2017. Cela laisse quelques semaines aux différents acteurs concernés pour monter des projets mixtes de R&D et d'innovation autour des trois enjeux identifiés pour le territoire.
Comment monter ces projets, quel type de collaboration avec quelles priorités ? Universitaires et entrepreneurs n'ont pas encore l'habitude de travailler ensemble et ils le reconnaissent volontiers. D'où cette recommandation de Gérard Giraudon, directeur du programme innovation UCA, et de Marc Barret, directeur opérationnel du programme, « évitons les catalogues d'expertises, apprenons à nous connaître et rencontrons nous pour échanger des idées et finaliser des projets». A titre d'exemple, une première convention de collaboration a été signée le 26 octobre entre l'UCA et Sophia Conseil, société d'ingénierie scientifique de Sophia Antipolis. Les projets soumis, d'une durée maximum de trois ans, devront contribuer à structurer les différentes filières économiques identifiées. Ils pourront bénéficier d'un financement maximum de 150 K? grâce aux crédits obtenus avec la labellisation Idex (un total de 15 millions d'euros par an sur quatre ans) pour financer des compétences, des petits équipements, voire de la sous-traitance. L'appel à projets est ouvert aux entreprises quelle que soit leur taille, chaque projet devra associer au moins deux partenaires, une entreprise et un laboratoire et être cofinancé. Le comité de sélection aura un mois, jusqu'au 1er mars 2017 pour se prononcer.