Elle a créé le premier pressing connecté Tÿkaz voilà maintenant un an et demi. Françoise Bazin revisite aujourd'hui sa stratégie en faisant évoluer son modèle. Après avoir ouvert à Rennes une première boutique de dépôt-retrait du linge en libre accès 24h/24, rue Saint-Hélier, la créatrice ne déploiera pas pour l'instant ce modèle à grande échelle. Dans un premier temps, elle a choisi de s'appuyer sur des points de collecte dans les entreprises et les collectivités, sur le format des conciergeries.
Des kiosques dans des lieux stratégiques
« Nos clients sont là où ils travaillent. C'est un nouveau service pour l'entreprise ; les salariés doivent l'utiliser. Nous avons 25 entreprises clientes à Rennes, des cabinets d'expertise-comptable et d'avocats comme KPMG, Deloitte, Fidal, Avoxa, mais aussi le conseil régional, RegionsJob, Digitaleo, Regus, Enedis, la French Tech, le spa de la Courrouze... », explique Françoise Bazin qui multiplie ces « kiosques » dans les grandes villes. Elle vient ainsi de conclure un accord avec Chronodrive à Rennes. Le drive, un autre relais pour Tÿkaz.
Des commerçants partenaires
Deuxième axe de développement : les commerces. Tÿkaz se déploie depuis quelques mois sur « le même principe que les relais colis ». « Nous choisissons nos partenaires, avec qui nous partageons les mêmes valeurs de la relation client. Nous servons tous le même client, nous devons nous échanger nos bonnes pratiques ! », confie Françoise Bazin qui veut « intensifier » ce modèle, bien adapté notamment aux villes intermédiaires, satellites, via des fleuristes, des épiceries fines, etc. « L'idée est de mailler le territoire à Saint-Malo, Vannes, Lorient... » En périphérie rennaise, par exemple, elle mise sur Saint-Grégoire, Cesson-Sévigné ou encore Chantepie.
L'Académie du pressing créée
Troisième voie de développement : les pressings de quartier eux-mêmes, qui représentent 80 % du marché. S'ils ont pu voir un concurrent en Tÿkaz à ses débuts, il n'en est rien aux yeux de sa créatrice, bien au contraire. Pour ces commerçants partenaires, qui défendent la même notion de qualité et d'artisanat, le pressing connecté rennais doit leur apporter la digitalisation de leur point de vente, qui n'est souvent pas leur fort. Tÿkaz lance d'ailleurs l'Académie du pressing, pour les labelliser à ce service.
Une levée de fonds en vue
Côté financement, après avoir investi 72 000 euros, Françoise Bazin devrait réaliser une première levée de fonds au premier semestre. Son besoin : « 300 000 euros pour développer commercialement » sa marque qui emploie trois personnes à ce jour et amorce une deuxième phase de vie.