En contrepartie de cette baisse de la TVA qui pourrait entrer en vigueur d'ici à la fin de l'année, l'État demande aux professionnels de la restauration des efforts sur les prix et l'emploi lors des états-généraux de la profession prévus d'ici à la fin du mois d'avril. Pour Philippe Quintana, président de l'UMIH 44 (Union des métiers des industries de l'hôtellerie), les restaurateurs doivent d'abord miser sur une baisse des prix. «Cette baisse peut se faire sur le prix de café, du plat du jour ou du menu de base des restaurants. La TVA a 5,5% doit nous permettre aussi de faire des efforts pour nos salariés. Des efforts salariaux mais surtout sur l'organisation de leur temps de travail. Par exemple pour qu'ils ne travaillent pas tous les week-ends». Si initialement la TVA à 5,5% devait permettre aux professionnels d'embaucher, elle doit plutôt aujourd'hui leur permettre de sauver des emplois. Mais les professionnels souhaitent aller plus loin. «La TVA à 5,5% est une mesure d'équité par rapport à la restauration à emporter. Maintenant pourquoi ne pas l'appliquer aussi pour les boissons non-alcoolisées?», explique Philippe Quintana.
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Après de longues tractations avec ses 26 partenaires européens, la France a obtenu un accord politique qui prévoit un abaissement du taux de TVA de 19,6% à 5,5% pour le secteur de la restauration.