TVA à 5,5% : Les restaurateurs ont baissé leurs prix
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TVA à 5,5% : Les restaurateurs ont baissé leurs prix

Un an après la baisse de la TVA dans la restauration, une étude de l'UMIH révèle que la majorité des restaurateurs français ont baissé leurs prix et commencent à investir.

Depuis le 1erjuillet 2009, la TVA est à 5,5% dans la restauration. La mesure devait se traduire concrètement par des baisses de prix, mais aussi des embauches et des investissements. L'heure est aujourd'hui à un premier bilan, qui se révèle plutôt positif. C'est en tout cas ce que rapporte une étude de l'UMIH (Union des métiers de l'industrie hôtelière).




L'emploi

Le secteur a créé en un an plus de 21.700 emplois (source Insee). L'objectif fixé par les pouvoirs publics de 20.000 créations d'emplois est donc atteint, et place même le secteur HCR au rang de premier pôle de recrutement national. Les contrats d'apprentissage aussi ont progressé (+6,7%) cette année.




Les prix

L'objectif affiché de la baisse de la TVA était de diminuer les prix de 3%. Entre juin2009 et mai2010, la baisse n'a été que de 1%. Toutefois, 2/3 des restaurateurs ont pratiqué des baisses de prix (54% d'entre eux ont baissé leurs prix sur 7 articles ou plus). Les autres annoncent vouloir utiliser la baisse de la TVA pour autre chose, comme par exemple des investissements.




Investissements

Justement, dans ce domaine, la baisse de la TVA devait permettre d'investir dans les normes de sécurité, d'hygiène ou encore d'accessibilité. Des domaines où la répercution du contrat d'avenir n'est pas encore très visible. Pour l'UMIH, «les résultats dans ce domaine doivent pouvoir s'apprécier dans la durée, tant pour des raisons structurelles (décalage entre le processus de décision et la réalisation de l'investissement) que conjoncturelles. En tout cas, l'union constate que le secteur HCR a enregistré l'un des plus forts ralentissements du nombre de défaillances d'entreprises (-4,2%) sur un an. Au total, les recettes fiscales ont baissé de 2,6 Mds d'euros. Une somme «qui n'est pas restée dans les poches de restaurateurs», précise encore une fois l'UMIH, rappelant que les engagements concrets du contrat d'avenir doivent être réalisés sur trois ans.

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