«On ne sent pas trop le marché français», avoue Jean-Luc Martin, directeur général de Tuffigo-Rapidex. L'entreprise équipe les élevages hors-sol avec du matériel pour la ventilation et l'alimentation.Elle travaille notammentavec les éleveurs de porc et de volaille, deux secteurs à la peine en France et particulièrement en Bretagne. «Si on a réussi à augmenter notre chiffre d'affaires français de 15% ces dernières années, ce n'est pas parce que le marché en France va bien mais parce qu'on a grignoté les parts de nos concurrents», ajoute le directeur général. Alors, pour continuer son développement, une seule solution: l'export. L'entreprise réalise déjà 33% de ses 31millions d'euros de chiffre d'affaires à l'étranger. Mais Jean-Luc Martin veut continuer à chercher des relais de croissance ailleurs. Trois personnes travaillent à plein-temps sur la partie export. «On vient de recruter deux collaborateurs supplémentaires», révèle Jean-Luc Martin. Un des pays où Tuffigo-Rapidex est particulièrement présent est la Russie. «On a ouvert un bureau à Moscou il y a deux ans, rappelle le DG. Depuis deux mois, notre projet est d'acheter sur place certains produits encombrants, comme les grosses cheminées pour nos systèmes de ventilation, pour réduire les coûts logistiques.» Tuffigo-Rapidex testera ce système d'abord en Russie car «on y travaille beaucoup, justifie Jean-Luc Martin. Mais après on dupliquera le processus partout». Le site internet de Tuffigo-Rapidex est traduit en quatre langues, dont le russe. «Quand on va quelque part, on le fait dans la langue du pays», explique le DG.
Se faire remarquer par ses innovations
Présente aussi au Maghreb, en Europe de l'Est, en Asie et au Canada, l'entreprise, dont les concurrents sont de grosses multinationales, utilise notamment les salons pour faire remarquer ses innovations. L'entreprise remporte régulièrement depuis quelques années le prix Innovation du Space. «On a été les premiers à proposer un écran tactile pour gérer l'alimentation ou la ventilation d'un élevage, prend en exemple Jean-Luc Martin en désignant le produit Avitouch commercialisé en 2009. Depuis on a été copié.» 20 personnes travaillent en R & D pour les trois bureaux d'études que compte l'entreprise. Une stratégie qui paie: l'activité a littéralement décollé depuis la fusion entre Tuffigo - que dirigeait Jean-Luc Martin - et Rapidex - que dirigeait Alain Christien, en 2009. Le chiffre d'affaires était de 16M€ en 2010. Il est de 31M€ en 2012.
Tuffigo-Rapidex (Groupe Christien Défi)
(Saint-Evarzec) Président: Alain Christien Directeur Général: Jean-Luc Martin 45 salariés 31millions d'euros de chiffre d'affaires