Jean-Marc Puissesseau, Vice-président de la CCI Côte d'Opale et premier vice-président à la CCIR
Vous venez de présider la première cérémonie de voeux de la jeune CCI Côte d'Opale, quel ressenti avez-vous ? Comment voyez-vous votre collaboration avec vos homologues du Dunkerquois après un scrutin des plus serrés ? J'ai senti une vraie volonté de cohésion entre les trois territoires. Nos ambitions sont partagées. En ce qui concerne Dunkerque, les débats ont bien sûr été passionnés et c'est normal. Il y aura forcément des sujets abordés qui seront plus difficiles. J'ai eu à coeur de confier des responsabilités fortes aux membres des différentes entités. C'est comme cela que nous avancerons.
Quel va être votre chantier prioritaire ? Nous sommes actuellement en train de mettre en place les différentes commissions. Elles vont travailler à construire des liens sous la bannière commune Côte d'Opale. L'effort de tous doit être porté dans un seul sens : le développement économique du littoral.
Qu'en est-il des ports ? Leurs statuts, résultats et optiques sont différents, comment allez-vous aborder les choses ? Le destin de Calais est tracé avec Calais 2015. Pour Boulogne, rien n'est arrêté encore mais nous allons trouver des solutions. Je ne peux me satisfaire que l'un des ports soit en bonne santé et l'autre non. Les deux ports de Calais et Boulogne représentent 1.000 salariés et 100M€ de chiffre d'affaires. C'est tout sauf négligeable, il faut pour cela faire les bons choix et capitaliser les savoir-faire. Le port autonome de Dunkerque s'ouvre peu à peu. Nous devrons entretenir des liens fort avec lui, de même qu'avec Eurotunnel.
Propos recueillis par Ségolène Mahias
- TROIS QUESTIONS À