Depuis sa création en 1999, Tredest (groupe Idex) est passé de 15 à 45 personnes et de 1 à 5millions de chiffre d'affaires en 2009. L'an dernier, crise oblige, le chiffre d'affaires a reculé à 4,5millions d'euros et l'effectif est passé à une quarantaine de personnes. Mais l'évolution de l'entreprise, créée à l'origine pour la reconversion des mines de potasse d'Alsace, est remarquable. Elle s'est développée sur quatre secteurs d'activité: l'eau (entretien des pompes et des réseaux), le terrassement, le curage et le nettoyage industriel. Ces deux secteurs ont généré un chiffre d'affaires de 2,5millions d'euros en 2010, une croissance à deux chiffres par rapport à 2009. Tredest met l'accent sur ces prestations pour continuer à progresser. La société intervient pour les collectivités locales, les DDE et les entreprises en Alsace, en Franche-Comté et en Lorraine.
Occuper le terrain
L'an dernier, elle a ouvert une agence à Rosheim, près de Strasbourg. Elle a investi plus de 500.000euros dans l'achat de deux véhicules de curage. «Stratégiquement, il était bon pour nous d'installer une antenne à Strasbourg», explique Éric Beroldy, directeur général de Tredest. C'était un challenge risqué dans un contexte économique encore difficile, mais il est aujourd'hui réussi: les deux camions fonctionnent quasiment à plein. «Nous suivons une stratégie d'occupation de terrain, de fidélisation de la clientèleet de réactivité», résume Éric Beroldy. Mais il avoue que la grande problématique du secteur reste la rentabilité, car du fait de la crise économique, les prix ont beaucoup chuté.
Manque de visibilité
Pour réaliser des économies, Tredest travaille sur la logistique et la polyvalence de ses équipes. «Nous saturons l'outil. Nous veillons à remplir nos camions. Et ils ne font plus une cuve dans la journée, mais trois au minimum. Notre force réside aussi dans la polyvalence de nos équipes. Cela nous permet de réduire le personnel sur les chantiers», détaille le dirigeant. Cette attention portée aux coûts est d'autant plus indispensable que l'entreprise n'est pas encore sortie de la crise. Les contrats d'entretien sur un ou deux ans ne sont plus d'actualité. L'heure n'est plus à la prévention, mais à l'urgence. «Nous n'avons pas de vision à long terme des commandes», déplore Éric Beroldy.
Tredest
(Wittenheim) Directeur général: Éric Beroldy 40 personnes Chiffre d'affaires 2010: 4,5millions d'euros 03 89 57 57 57 eric.beroldy@idex-groupe. com