Transmettre sans ouvrir le capital

Transmettre sans ouvrir le capital

— Photo : Pixabay

Selon un baromètre publié par Deloitte en janvier dernier, l’idée d’ouvrir le capital de l’entreprise familiale lors de la transmission est rejetée par 81 % des dirigeants. Une tendance que confirme Jérôme Décima, fils du fondateur de la société du même nom, à Arras, et actuel co-gérant : « Notre capital est 100 % familial et le restera à la transmission. Cela nous permet d’être libres, de n’avoir de comptes à rendre à personne ». Même son de cloche au sein de la brasserie Duyck, à Jenlain, en passe d’être reprise par Mathieu Duyck : « Le capital de la brasserie est 100 % familial depuis plusieurs générations et nous allons effectuer la deuxième phase de sa transmission début 2018, à l’occasion du départ en retraite de mon père ». Conseillère autour de la transmission chez Finorpa, Isabelle Spender confirme : « Les fonds sont peu sollicités pour accompagner les transmissions d’entreprises familiales à la génération suivante. Ils se débrouillent en général avec de la dette bancaire et des fonds propres. Cela tient au fait qu’un parent qui cède à son enfant le fait à un prix raisonnable ».