Trafics : En attendant Seine-Nord-Europe...
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Trafics : En attendant Seine-Nord-Europe...

fluvial Venus en force à l'occasion de la convention «Barge to Business» organisée par Voies navigables de France à Bruxelles, les opérateurs régionaux ont rappelé que la prise en compte de la Seine comme vecteur de trafics était déjà une réalité.

Impliqués dans la valorisation de l'axe Seine et impatients de voir son désenclavement opérer via le canal à grand gabarit Seine-Nord-Europe dont l'ouverture reste annoncée pour 2016, une dizaine d'acteurs haut-normands spécialisés dans le transport fluvial ont participé en fin d'année au «River Dating» organisé par Voies Navigables de France à Bruxelles. La convention d'affaires s'inscrivait cette année dans le concept «Barge to Business» comportant un cycle de conférences. Une initiative du Projet Platina, financé à hauteur de 8,5millions d'euros par la Commission Européenne dans le cadre du programme «Naïades» dédié au développement de la navigation fluviale dans l'UE.




CFT et ses 200 bateaux

Barge to Business a rassemblé plus de 600 participants (chargeurs de l'industrie et de la grande distribution, acheteurs et opérateurs de prestations de transports, logisticiens, décideurs politiques...) en provenance de vingt-deux pays. Et pour cet événement fluvial, la Haute-Normandie n'était pas en reste: Grands Ports Maritimes duHavre et de Rouen, Caux Seine Développement, groupe CFT, Marfret Fluvio-Feeder, Terminaux de Seine (Scat+Shgt), le Pôle de compétitivité Logistique Seine Normandie, Transport Marketplace, ou encore Rouen Initiative et le Syndicat d'élimination et de valorisation des déchets de l'estuaire (Sevede). Il est vrai que la Région est le siège de la CFT, principal armement fluvial français, qui déploie en France et au Benelux une flotte de plus de 200 bateaux spécialisés et généralistes. Avec LogiSeine, l'entreprise havraise a d'ailleurs été à l'origine du spectaculaire développement du trafic conteneurisé sur l'axe séquanien. Et du côté des Grand Port Maritime de la Basse-Seine, le développement du mode fluvial passant, notamment, par sa plus grande intégration dans la chaîne logistique portuaire (pré et post-acheminement terrestre) est plus que jamais à l'ordre du jour. Rouen en a fait un axe stratégique majeur de sa croissance et affichait l'an passé un trafic spécifique de 5 Mt.




Port-Jérôme pousse les murs

En consacrant 2,25M€ au re-calibrage du chenal d'accès amont à l'écluse de Tancarville, LeHavre vient d'illustrer son engagement pour la voie d'eau. En attendant le terminal multimodal qui permettra un meilleur traitement des grands bateaux. «Nous avons voulu faire de la prospection exogène grâce à la localisation de l'événement à Bruxelles. Notre objectif est de continuer à nous faire connaître des acteurs du monde fluvial et industriel pour qu'ils intègrent notre territoire dès qu'ils ont un projet de développement», indique Maxime Chitel, chargé de mission économie et développement à Caux Seine Développement. Avec cette première participation au River Dating, l'organisme basé à Lillebonne entendait «promouvoir avec le port de Rouen la Zone Industrielle et Portuaire de Port-Jérôme accessible aux unités maritimes et fluviales où il reste 150ha pour implanter des activités industrielles et logistiques». En attendant les 300ha à l'étude (Port-Jérôme III), disponibles à moyen terme.




UPM-Kimene et la chaîne du papier

Vu de Rouen, c'est André Poiret, responsable logistique du papetier finlandais UPM-Kimene qui rappelle l'existence d'une véritable «chaîne du papier» mise en oeuvre entre Paris et Rouen au moyen de deux services fluviaux. Un premier choisit dès 2005, effectué au moyen d'une barge autochargeante de balles de papier usagé qui assure la liaison entre Gennevilliers et l'usine de Grand-Couronne du groupe finlandais pour un flux annuel avoisinant les 25.000 tonnes. Service qui pourrait assurer l'acheminement dès 2011 de déchets plastiques entre le port duHavre et une usine de recyclage située à Limay dans les Yvelines. Le second service a quant à lui démarré en 2008 avec l'adoption de caisses mobiles de 45 pieds embarquées sur un automoteur de l'opérateur fluvial Marfret, permettant le transport hebdomadaire de 750 tonnes de déchets papetiers à la descente et de l'équivalent en bobines de papier neuf à la remontée du fleuve.



Robert Querret

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