Au même titre que Geoffroy Guichard, le Stadium ne figure pas dans la liste des neuf stades retenus par la Fédération Française de Football (FFF) pour accueillir l'Euro 2016. La quatrième ville de France va donc être exclue du seul événement planétaire qui aura lieu sur le territoire national au cours des dix prochaines années. Pourtant, le dossier était « solide », selon l'adjoint au maire de Toulouse en charge des sports, François Briançon. L'extension du Stadium à 40.000 places aux normes UEFA avec la construction d'un anneau supérieur aurait coûté environ 60M€. Soit le projet le moins cher (le moins ambitieux ?) des onze villes candidates... La question qui se pose logiquement est donc : « Toulouse voulait-elle vraiment recevoir l'Euro ? » Le maire, Pierre Cohen, a toujours déclaré que les travaux ne seraient réalisés que si la candidature de la ville était retenue. Annoncer des travaux sans les assujettir à cette décision aurait peut-être rassuré la FFF quant à la détermination de la Ville rose... Résultat, Toulouse est la ville qui a recueilli le plus de voix négatives, douze. Piqués au vif, les mairies de Saint-Étienne et Toulouse ont décidé de contester ce choix, en formant un recours gracieux auprès de la FFF et en demandant le soutien de la ministre des Sports, Chantal Jouanno. L'espoir est mince et peut-être est-il temps de tirer les leçons de cet échec, qui fait tristement écho à celui de la candidature au titre de capitale européenne de la culture @email
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