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Tissup revalorise les déchets publicitaires des entreprises
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Tissup revalorise les déchets publicitaires des entreprises

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En 2023, l’entreprise angevine Tissup a lancé une activité de revalorisation des déchets publicitaires des entreprises, en proposant le réemploi des kakemonos, des bâches ou des drapeaux. Elle travaille avec un réseau d’ateliers adaptés dans toute la France et projette de s’ouvrir dans quelques années à l’international.

Clémence Bressin a lancé Tissup en 2023, pour revaloriser les déchets publicitaires des entreprises — Photo : Tissup

Dans beaucoup d’entreprises, d’anciens supports de communication en textile ou en bâches se nichent dans une remise ou une armoire du service communication, au point que personne ne se souvient de leur existence… À Angers, Clémence Bressin a lancé en 2023 la société Tissup, pour revaloriser ces déchets en leur donnant une seconde vie. La start-up offre ses services aux entreprises et aux collectivités avec déjà des clients partout en France.

Des objets utiles

En 2024, Tissup a permis la revalorisation d’une tonne de déchets publicitaires d’entreprises. Cette année, la start-up angevine de trois personnes pense atteindre le triple de cette quantité et se projette à 10 tonnes dans quelques années. "Les clients qui nous font travailler ont été assez faciles à convaincre, assure Clémence Bressin. On est sur une économie circulaire et proposons de consommer moins et différemment, en apportant un service qui correspond à leurs besoins."

Concrètement, Tissup assure tout le process de revalorisation du produit, de la collecte jusqu’à la restitution d’un objet transformé au client, réalisé avec ses propres déchets. "Nous avons une quinzaine de produits au catalogue, poursuit Clémence Bressin. Ce ne sont que des objets utiles que les entreprises peuvent offrir à leurs collaborateurs ou leurs clients. Certains sont utilisables dans des salons ou lors d’événements, comme des transats ou des poufs." Pots à crayons, sacs à dos, pochettes, la gamme est variée et continue de s’étendre, certains clients contribuant même par leurs propositions à l’étoffer.

Réseau de sous-traitants

Pour fabriquer ces produits, la jeune entreprise fait travailler un réseau de sous-traitants : environ 70 ESAT (établissement et service d’accompagnement par le travail) répartis sur le territoire national, et depuis peu quelques ateliers pénitentiaires. "L’an passé, nous avons contribué à former 200 salariés d’ESAT au métier de couturier, se réjouit Clémence Bressin. Pour les volumes importants, nous faisons travailler plusieurs établissements, mais toujours à proximité, pour limiter au maximum les transports. Nous essayons de leur fournir régulièrement du travail et ne négocions pas leurs tarifs." Le réseau de sous-traitance se renforce toujours, au gré de la situation géographique des clients que la start-up décroche. Tissup accompagne les ateliers dans leur développement produit, gère la relation avec les clients et les devis.

Tissup envisage d’intégrer un autre chef de projet en 2026 et de constituer une équipe de 5 à 6 personnes d’ici 2028 et dépasser alors le million d’euros de chiffre d’affaires. Pour cela, Clémence Bressin veut rapidement proposer un outil en ligne, permettant aux clients de passer directement commande, et envisage se déployer Tissup à l’étranger. "J’aimerais dès l’an prochain proposer nos services dans des pays limitrophes, indique-t-elle, par exemple en Suisse, en Belgique ou en Allemagne, en revalorisant localement des déchets publicitaires d’entreprises sur le même modèle." En parallèle, la jeune entrepreneuse de 25 ans poursuit le développement de sa marque Made in Clémence, lancée en 2021, qui propose des objets ménagers fabriqués à partir de textiles récupérés, actuellement commercialisés dans des boutiques indépendantes.

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