C'est un motif de mécontentement récurrent des agences de communication: trop souvent, les clients ficellent des compétitions avec des calendriers trop serrés. «Les délais sont souvent trop courts. Une semaine pour pondre une création et une recommandation stratégique, ça n'est tou simplement pas possible. C'est un processus qui demande du travail, de la réflexion», insiste Émilie Domergue, gérante de l'agence Sud Édito, à Aix-en-Provence, et secrétaire générale de l'Union des conseils en communication Paca.
Jamais plus d'un mois
Pourtant, en matière de communication, il ne faut pas être avare en terme de temps. «C'est ce qui fait la différence entre une idée et une idée bien faite», appuie Thierry Quillier, de l'agence Pixels. Selon AACC Limelight Consulting, les compétitions orchestrées en 2009 avait ainsi mobilisé 108 jours/hommes pour chaque agence mise en concurrence. Du coup, si vous souhaitez lancer une campagne de communication de qualité, consacrez-y au moins trois semaines. Si le projet se révèle particulièrement complexe, ce délai peut même monter jusqu'à un mois maximum. En revanche, toute durée supplémentaire pourrait se révéler contre-productive. «Il est essentiel de pouvoir rester bien concentré sur un laps de temps limité, au risque sinon de se diluer et de s'éparpiller», observe l'Association Design Conseil, dans un livre blanc qu'elle a consacré au thème des compétitions d'agences. Un autre problème se pose au-delà des délais de compétition. Pendant qu'une agence remporte un budget, les autres sont au pain sec: la mobilisation de leurs efforts et de leurs collaborateurs n'a fait que leur coûter de l'argent. L'idée de l'indemnisation des compétitions est en train de faire son chemin.