Terra Nova : Une usine au Canada en 2013
# Industrie # Investissement

Terra Nova : Une usine au Canada en 2013

Recyclage Depuis Isbergues, Terra Nova part à la conquête des cartes électroniques. Michel Trabuc et Christian Thomas annoncent la construction d'une seconde usine au Canada en 2013 et d'autres projets proches des gisements de matières premières.

L'actualité de Terra Nova est riche. Une nouvelle levée de fonds est annoncée cette année. 2013s'annonce sur le même tempo: un investissement de 20M€ est annoncé au Canada, de même qu'un second de 15M€ sur le site originel d'Isbergues pour une phase 2 du développement. Le calendrier des projets de l'entreprise pour les deux années à venir ferait rêver plus d'un industriel dans la conjoncture actuelle.




Des fonds d'investissements au capital

Pour Christian Thomas et Michel Trabuc, ce n'est que la traduction d'un projet d'entreprise qu'ils portent depuis 2006 date à laquelle ils ont créé Terra Nova. «Nous sommes ingénieurs, des anciens de Métaleurop. Dès 2003, nous réfléchissions à la mise en place d'un process nouveau pour le traitement des cartes électroniques.» Actionnaires chacun à hauteur de 8% avec la possibilité de monter à 20%, ils ont à leurs côtés des fonds d'investissements anglais, irlandais et français sans que ceux-ci aient la majorité. Avec un gisement de ce type de déchets qui ne cessent de croître, les opportunités sont et seront nombreuses. «La quantité de cartes électroniques va être multipliée par quatre dans dix ans. En Europe du Nord, nous jetons 30kg de cartes électroniques par an. Quand en Suède ou en Norvège, on parvient à en recycler 20kg par an, le taux de recyclage n'atteint que 8kg en France.» Des chiffres qui ont convaincu les deux associés. D'autant plus qu'aucune usine dans le monde n'a de process dédié. Une dizaine de géants, des usines de cuivre, sont sur ce marché mais sans valoriser la carte de A àZ.




Quatre autres projets dans le monde

Le site d'Isbergues emploie 45personnes. Ses capacités de traitement sont de 30.000tonnes de cartes électroniques par an. L'usine affiche même ces premiers mois de rentabilité. Sur place, Cette capacité sera de 50.000tonnes pour le site canadien qui emploiera trente personnes. Ces deux entités renvoient à la phase 1 du projet. Des cartes électroniques collectées seront extraits de l'aluminium et du fer. Le concentré final de cuivre est revendu à des fondeurs. La phase 1 se décline à proximité des gisements de cartes. «Dans l'idéal, nous souhaitons ouvrir des sites de phase 1 tous les 18mois. Les États-Unis nous intéressent comme le Brésil, l'Afrique du Sud et en Inde.» Incarnation de la phase 2, Isbergues porte beaucoup d'espoir. En effet, il sera tourné vers le recyclage et la valorisation de cartes électroniques à forte valeur ajoutée. Du palladium, de l'étain, de l'or, de l'argent et du cuivre pourront alors être extraits.




Une technologie vendue à Nyrstar

En parallèle, le duo de dirigeants est aussi tourné vers la recherche. Ils ont ainsi vendu une technologie d'extraction d'indium à Nyrstar à Auby qui se préparent à lancer son activité. Un programme de recherche est mené avec l'université d'Orsay pour l'extraction de cristaux liquides d'écrans LCD. «Les résultats sont déjà prometteurs», note Christian Thomas. Terra Nova vient également d'être labellisée au sein du pôle de compétitivité Team² pour le recyclage et la valorisation d'appareils nomades. «Nous devons débuter bientôt un programme dédié aux batteries lithium avec l'université d'Amiens et Arc International qui en utilise.»

Terra Nova
(Isbergues) Dirigeants: Christian Thomas et Michel Trabuc CA: 45 salariés 5M€ de chiffre d'affaires 03 21 63 56 54

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