Syleps : L'expert en tapis roulants étrenne son technocentre
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Syleps : L'expert en tapis roulants étrenne son technocentre

À Lorient, l'expert en systèmes de tri Syleps se diversifie en dehors de l'agroalimentaire. Doté d'un récent technocentre, il vise de nouvelles cibles internationales.

C'est dans son nouveau technocentre que le spécialiste en solutions logistiques Syleps vient d'accueillir un groupe de clients potentiels à Lorient. Au sein de ces 750m² flambants neufs qui ont nécessité 150.000euros d'investissement, Syleps peut présenter ses dernières innovations: tapis roulant ultraléger en composite, avec des rouleaux qui se stoppent de façon sélective pour éviter l'accumulation malencontreuse des colis. Ou micro-trans-stockeurs maison pour mieux gérer les stocks.




Chaîne logistique en miniature

Ici, tout est fait pour rendre le convoyeur, terme noble pour désigner un tapis roulant, plus léger et en même temps plus résistant. Avec un gain de temps pour le nec plus ultra de chez Syleps qui permet de passer «de six heures à dix minutes de montage», selon Philippe Loiseau, dirigeant de Syleps. Plus facile et plus rapide de gérer en effet 19 pièces que 72. Même volonté de performance côté confort sonore, avec un passage de 63 à 56 décibels. «Nous allons concourir pour le décibel d'or», signale Philippe Loiseau. Dans une salle attenante, une véritable dinette d'approvisionnement est même reproduite à petite échelle. «Toute la chaîne logistique en miniature», résume Simona Martin, responsable marketing. «Mais les fonctions informatiques, elles, sont à taille réelle.» Son technocentre lui sert aussi de centre de recherche et développement appliqué, avec des tests sur les fonctions tri, jet d'encre, la vitesse et la manipulation des colis.




Réduire les coûts des salons

Si Syleps a fait le choix de cet espace de démonstration, c'est aussi pour diminuer sa présence sur les salons internationaux. Un salon lui coûte en moyenne 35.000euros, avec cinq événements de ce type certaines années. Sans parler des coûts indirects, comme la mobilisation, parfois pendant une semaine, de trois commerciaux de l'entreprise. «Nous cherchons à avoir un volume de prospects suffisamment large pour pouvoir répondre à des projets avec une vraie valeur ajoutée», explique Philippe Loiseau, président du directoire. Syleps rassemble deux sociétés, deux faces d'une même médaille: informatique et électromécanique pour Sydel, stockage et manutention automatisée pour Sedep. Deux entités juridiques amenées à se fondre tôt ou tard en une seule sous la marque Syleps. «Pour l'instant, la fusion n'est pas programmée», remarque Philippe Loiseau. «D'un point de vue opérationnel, nous l'avons déjà réalisée. Les deux entreprises sont totalement fusionnées d'un point de vue technique.»




Près de 300 clients actifs

Syleps affiche un résultat «très légèrement positif malgré une conjoncture vraiment difficile pour les acteurs de la charge légère», remarque-t-il. Syleps totalise aujourd'hui environ 300 clients actifs. En fonction des solutions logistiques et de la portée de l'investissement, les paliers d'amortissements sont variables pour un client. «Ils sont de deux natures», commente Philippe Loiseau. «Il y a les investissements tactiques, compris entre deux et trois millions d'euros, avec un retour sur investissement inférieur à deux ans et demi. Et au delà, les investissements stratégiques, qui ne visent pas une amélioration de la production ou des services mais sont liés à une augmentation des volumes ou une réorientation, liée par exemple à la construction d'un nouveau bâtiment.» Là, l'amortissement peut atteindre quatre ans. «On parle alors de valeur actuelle nette et du taux de rentabilité de l'argent investi», poursuit Philippe Loiseau.




Plate-forme pour Décathlon

Syleps affirme en tout cas avoir dépassé ses objectifs de diversification en dehors de l'agroalimentaire, qui constitue la majorité de ses commanditaires, avec Bonduelle, Charal ou Monique Ranou... Grâce notamment à plusieurs plateformes logistiques pour Décathlon Oxylane, à Cagny près de Caen, Saint-Quentin près de Lyon, en Belgique ou à Hatvan en Hongrie.




Russie et Chine

Le groupe a d'ailleurs la volonté de mettre le turbo pour son développement international. Déjà bien implanté en Europe du Sud (Espagne et Italie), l'industriel veut maintenant mettre le cap à l'Est, en Chine et en Russie. «Cela pourrait passer par de la croissance externe», remarque Philippe Loiseau. «Mais des accords de partenariat de type joint-venture, avec des actions commerciales très ciblées seraient le meilleur vecteur. Nous sommes assez bien épaulés par les structures régionales et françaises, qu'il s'agisse de Bretagne International ou d'Oséo», indique le président du directoire, avant de conclure : «Le Breton est voyageur».

Syleps



(Lorient) Président du directoire: Philippe Loiseau Chiffre d'affaires 2010: 30millions d'euros Effectifs: 220 personnes Tél.: 02 97 88 02 02.

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