D'ici la fin de l'année 2016, Caldera (67 personnes en Alsace, 11 M€ de CA en 2015) aura doublé sa surface avec la construction d'un nouveau bâtiment de 1.000 m² et l'aménagement d'un ancien espace de 500 m². La société investit deux millions d'euros dans cette construction et lance de nombreux projets. Caldera s'est spécialisée depuis une quinzaine d'années dans la conception et la fabrication de logiciels destinés au fonctionnement des imprimantes jet d'encre. Selon son P-dg, Joseph Mergui, « C'est un bouleversement industriel dans le domaine de l'impression ». Celui qui a fondé cette société il y a 25 ans dispose depuis quelques années d'une filiale aux États-Unis, vient d'en lancer une au Brésil et prévoit l'ouverture de deux autres structures en Inde et en Chine d'ici 12 mois.
Conversion numérique
« Depuis dix ans, le chiffre d'affaires de Caldera croît de 15 à 20 % par an et dans les trois ans, nous souhaitons embaucher 30 personnes supplémentaires. Nous sommes aujourd'hui 90 à travers le monde ». La croissance de Caldera s'explique en partie par le fait que la société se positionne sur une activité qui accompagne la conversion numérique des sites industriels. « La crise n'a pas été destructrice pour notre activité, nous pouvons au contraire faciliter la transition de l'analogique au numérique », décrit Jospeh Mergui, qui estime avoir contribué, de fait, « à l'usine du futur et à la French Tech bien avant que ces concepts ne soient à la mode. Après avoir piloté des imprimantes, nous souhaitons par ailleurs piloter les entreprises qui impriment en proposant des flux d'automatisation dans leur fonctionnement interne ».
Vers l'impression 3D
De plus, Caldera diversifie son offre en proposant de l'affichage dynamique et participe, en partenariat avec un laboratoire de recherche français, à un projet d'impression 3D qui élargirait davantage son offre de produits destinée à ses clients industriels. La mise en relation s'est opérée par Bpifrance, qui a par ailleurs proposé à Caldera d'intégrer un programme d'accélérateur de PME dont le but est « d'atteindre un cran au-dessus vers l'ETI ». Enfin, Jospeh Mergui exprime la volonté d'ouvrir « une école du jet d'encre, ou l'ink jet international academy, destinée à former les clients de Caldera et créer par là même les infrastructures d'une nouvelle économie. Il s'agit d'investissements en millions, que j'aimerais concrétiser ici en Alsace. Pour cela, il faut une volonté locale, le foncier dépendant en grande partie du politique... »