La production s'est globalement stabilisée tandis que la demande s'est améliorée sur les marchés extérieurs et dans les secteurs liés à l'automobile. Mais la faible épaisseur des carnets de commande indique tout de même qu'une réelle reprise n'est pas à attendre d'ici à la fin d'année ni pour le premier trimestre 2010, d'après les études de la Banque de France. Le niveau de production ne s'est redressé qu'en septembre et risque de chuter à nouveau. «On assiste ainsi à un rapatriement de la sous-traitance afin de permettre une meilleure utilisation des capacités», indique la dernière note de conjoncture de la Banque de France. Les entrées de commandes se sont quand même étoffées, y compris à l'exportation grâce à des efforts commerciaux parfois importants. Mais les carnets sont jugés encore inférieurs à la normale et le prix des matières premières repart à la hausse après plusieurs mois d'accalmie. Pour pouvoir faire face à la reprise, les effectifs se stabilisent avec toutefois des mesures de chômage partiel et des horaires en modulation basse, toujours d'actualité. À court terme, les prévisions évoquent une légère diminution de la production, le redressement de la demande devant se confirmer. «Au-delà, la visibilité reste insuffisante pour envisager une réelle amélioration de la conjoncture. Si la production s'est améliorée à un mois d'intervalle, cela a permis essentiellement de regonfler les stocks qui deviennent dorénavant supérieurs aux besoins» indique la Banque de France. La demande donne toutefois quelques signes de reprise, sans préjuger d'un maintien dans le temps. Les prix ont peu évolué sur le mois. Les chefs d'entreprises font preuve d'un certain optimisme et espèrent améliorer à court terme les niveaux de production.
Les biens d'équipement représentent 25% de l'industrie à fin 2008, d'après les analyses de Pôle emploi. Les poids lourds qui composent le secteur tiennent bon dans une conjoncture troublée, mais ils n'ont pas de visibilité pour2010.