Startup Elements : 4 start-up appuient sur l'accélérateur
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Startup Elements : 4 start-up appuient sur l'accélérateur

Numérique Faute de structures à leur convenance, quatre entrepreneurs du web ont créé au Mans un accélérateur de start-up. Une initiative 100% privée.

Une « maison d'entrepreneurs », c'est comme ça que les quatre start-upers qualifient le lieu. En fait de maison, cet ancien appartement du centre-ville du Mans ressemble davantage à une grande chambre d'ado. Gazon artificiel au sol, couleurs flashys, table de ping-pong : on est loin de l'austérité de l'open-space traditionnel. « On cherchait un espace avec un esprit entrepreneurial très fort, un lieu d'ouverture, représentatif de notre génération. Comme on ne l'a pas trouvé, on l'a créé », explique Fabien Saujot. Primé au Midem 2014 avec sa start-up Songspot, il a passé un an à la Ruche numérique, avant de monter Startup Elements avec trois autres entrepreneurs du web. « C'est un accélérateur de start-up 100 % privé. Nous sommes là pour aider un porteur de projet à construire son entreprise. » Un positionnement entre l'incubateur et la pépinière d'entreprise. Car selon Fabien Saujot, le besoin est là. « Il y a des lieux au Mans pour accompagner la croissance, mais pas pour développer des start-up qui, du coup, vont voir ailleurs. »




2015, année test

Startup Elements est ainsi en mesure d'accueillir 9 jeunes pousses. L'accès, qui est gratuit, se fait sur sélection. La seule contrepartie étant de jouer collectif. « L'esprit start-up, c'est de s'entraider, de se soutenir mutuellement et de se challenger sur nos projets respectifs », appuie Amaury Leproux, l'un des co-fondateurs. Côté financement, Startup Elements dispose pour l'heure de 20.000 euros pour assurer son fonctionnement en 2015. L'apport étant assuré par l'École du numérique, centre de formation privé au métier de développeur web, créée par Fabien Saujot en 2013 et auparavant hébergée à la Ruche numérique. 2015 sera donc une année test pour les quatre entrepreneurs. Si l'incubateur fait le plein, Startup Elements vise l'ouverture de son capital pour assurer son financement 2016.




« Aides non adaptées »

Car ce nouveau lieu ne touche aucune aide publique. Pas même celles prévues par l'appel à projet French Tech qui prévoit pourtant un fonds de 200 millions d'euros pour les accélérateurs de start-up. Le ticket d'entrée minimum étant fixé à un million d'euros. « Nous sommes trop petits ! Même Bpi n'est pas accessible aux start-up puisqu'il faut un apport équivalent à l'aide demandée. Ce sont des aides faites pour des entreprises classiques, pas pour des entreprises de nouvelle génération », déplore Fabien Saujot. Pas de quoi entraver l'enthousiasme des quatre entrepreneurs manceaux qui préparent l'arrivée de leur premier co-locataire courant janvier.

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(Le Mans) startupelements.io

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