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Stade toulousain : le nouveau président voudrait ouvrir un incubateur de start-up
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Stade toulousain : le nouveau président voudrait ouvrir un incubateur de start-up

Le successeur de Jean-René Bouscatel à la tête du Stade toulousain, Didier Lacroix, prévoit plusieurs axes de développement pour relancer la situation économique du stade. Parmi ses plans, l'ouverture d'un incubateur de start-up axées sur le sport.

À l'image du Tremplin à Paris qui héberge des start-up autour du sport, le Stade toulousain pourrait lui aussi devenir un incubateur.Un concept pour l'instant non développé en France, où joueurs et entrepreneurs se croiseraient dans les couloirs d'un grand stade. Concept que le nouveau président du Stade toulousain Didier Lacroix aimerait lancer dansun an: « Le stade deviendrait une sorte de laboratoire expérimental pour les start-up travaillant dans le monde du sport. Nous leur mettrions un espace à disposition et elles pourraient tester leurs innovations avec les joueurs et le personnel du stade. Elles bénéficieraient aussi de la marque Stade toulousain. De notre côté, à travers cette initiative, nous resterions à la pointe de l'innovation et nous pourrions bénéficier de nouvelles pistes pour améliorer nos performances. »

Institutionnels et associations

Le projet n'en est qu'à ses balbutiements aujourd'hui. Le président n'a pris ses nouvelles fonctions que le 30 mai. Il faudra discuter avec l'association des Amis du Stade pour une mise à disposition de locaux au sein même de la propriété du Stade, en bordure de rocade. Pour ce projet, Didier Lacroix compte s'entourer d'institutionnels et cite le Conseil régional (l'agence Madeeli a déjà une démarche de soutien aux entreprises axée sur le secteur sportif) et l'association de La Mêlée qui fédère les acteurs du numérique. Ses critères de sélection des start-up seront :activité dans le monde du sport, innovation et potentiel de développement.

« Le plus gros capital du Stade toulousain, c'est son image »

À côté de son parcours professionnel dans les hautes sphères du monde du rugby (son club a été six fois champion de France et une fois champion d’Europe), Didier Lacroix est aussi un entrepreneur. Il a fondé en 1992 l'agence de communication À la une, dont un tiers de l'activité était consacrée aux actions marketing du Stade. Depuis sa nomination à la présidence du stade, cette activité a été transférée à l'agence suisse Infront qui a annoncé une contribution de 3,5 millions d'euros. Un apport bienvenu, étant donné la situation financière compliquée du stade que Didier Lacroix tient à tempérer : « Nous avons certes un des plus gros budgets mais aussi un des plus gros chiffre d'affaires. Il faudrait benchmaker les autres clubs et voir comment ils présentent leurs compte, pour comparer ce qui est comparable. » Pour le nouveau président, « le plus gros capital du stade toulousain, c'est son image ». Il prévoit d'exploiter cette image à travers les actions de marketing, sponsoring et merchandising déjà existantes mais aussi en développant la formation de formateurs. Il vise notamment l'export avec le développement du savoir-faire signé Stade toulousain à l'étranger, notamment aux Etats-Unis.

La capitalisation, une solution envisagée

Aujourd'hui le Stade toulousain est détenu par l'association du Stade (48 %), par les Amis du Stade ( 22 %), par Fiducial (11 %) et par des capitaux privés (19 %). Cette organisation de l'actionnariat pourrait changer : « une capitalisation nous permettrait d'éviter l'accident sportif, l'accident d'image. Ce qu'il faut savoir prévoir », commente Didier Lacroix qui cite en exemple le club Barca seulement tributaire de ses "socios", ce qui est pour lui la meilleure garantie d'indépendance. Concernant son mode de management, Didier Lacroix se donne pour mission d'être « un bon fédérateur et d'être toujours dans le coup d'après. » Le milieu sportif fonctionne différemment d'une entreprise classique : « Tout le monde au stade est impacté par les résultats du match. Nous vivons au rythme des résultats sportifs mais il ne faut pas s'en tenir qu'au court terme. »

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