Le centre de recherche manceau de la société internationale ST Ericsson vient de réaliser une première mondiale en intégrant Linux, un système d'exploitation comme Windows ou Ms-Dos, dans un smartphone, le Acer beTouch E110. Ce smartphone qui tuilise la plate-forme mobile Google Androïd est vendu en grandes surfaces à 169 euros sans abonnement, autrement dit une véritable entrée de gamme. « Nous avons eu il y a cinq ans l'intuition que les logiciels propriétaires allaient de plus en plus être remplacés par des systèmes ouverts dans les téléphones. C'est alors que nous avons commencé à travailler avec Linux. Cela nous permet d'apporter des fonctionnalités tout en réalisant des économies sur la R&D car la mutualisation des développements sur Linux, au moins partielle, réduit le cout du maintien du logiciel», explique Christophe Lorieau, vice-président de la division mobile, en charge des sites de recherche du Mans et de Rennes. Ces deux unités rassemblent plus de 600 personnes, pour l'immense majorité d'entre eux ingénieurs : les trois-quarts de l'effectif sont dédiés au développement logiciel. « Le marché mondial est très concurrentiel, il est donc difficile de maintenir ce type d'activité dans l'Union européenne. Notre politique sur le site est donc de faire des choses difficiles ». Une obligation d'innovation qui accompagne la segmentation croissante de la téléphonie : le bas de gamme exige une optimisation drastique de la plate forme en terme de coût, de taille et de consommation d'énergie, quand les hauts de gamme intègrent aux côtés de la téléphonie, la photographie, la musique, la prise de note, le surf sur le web... Acteur global mondial, purement positionné dans le métier de la technologie des plateformes pour téléphone mobile et des semi-conducteurs, ST Ericsson a emménagé en 2009 dans des nouveaux locaux proches de la gare du Mans.
Le groupe international ST Ericsson possède une unité au Mans. Cette dernière vient d'innover pour le marché des téléphones mobiles intelligents.