Spur : 19.000 tonnes de déchets traités en 2009
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Spur : 19.000 tonnes de déchets traités en 2009

Filiale de Sarp Industries (Groupe Veolia propreté), Spur environnement, basée à Rognac, assure la prise en charge de déchets spéciaux. La société a accusé en 2009 une baisse d'activité de 15%, directement liée à la crise économique.

La création de Spur environnement remonte à 2006. La société est née de la scission de Solamat Merex, société fondée en 1972 et spécialisée dans le traitement des déchets industriels spéciaux. Ainsi, désormais, alors que Solamat gère et exploite deux incinérateurs, à Rognac et à Fos-sur-mer, Spur environnement intervient en amont, lors de la phase de déconditionnement. «Nous recevons des déchets qui nécessitent une préparation avant leur traitement, explique Thierry Zarka, directeur de Spur. Ces déchets sont très variés. De la petite fiole de laboratoire au conteneur de 1.000 litres, nous déconditionnons plus de 19.000 tonnes de déchets chaque année». Outre une petite plate-forme de transit, de regroupement et de collecte des déchets située à Marseille, la société dispose d'une unité industrielle de prétraitement, basée à Rognac. «Les déchets proviennent principalement de Paca et de Languedoc-Roussillon, précise Thierry Zarka. Notre clientèle, très éclatée, est constituée de laboratoires, d'industriels, de déchetteries, d'artisans, de commerçants et d'universités, qui ont une obligation légale de traitement de leurs déchets».




Baisse d'activité de 15% en 2009

Une fois déconditionnés, ces déchets sont acheminés vers d'autres sites, qui se chargent de les incinérer, selon des procédures répondant au respect des compatibilités physico-chimiques des produits à traiter. Ainsi, 90% de ces déchets sont redirigés vers le site de Solamat Merex, voisin de Spur environnement, qui traite au total 120.000 tonnes par an. «Globalement, nous parvenons à valoriser environ 5% des déchets, se félicite Thierry Zarka. Cela fait partie de notre politique environnementale. Nous travaillons en permanence sur de nouvelles solutions techniques susceptibles d'accroître cette part de déchets valorisés. Nous espérons atteindre 10% dans les cinq ans». Intimement liée à la situation de ses clients industriels, la société a accusé en 2009 une baisse de son activité de l'ordre de 15%. «Ce phénomène, que l'on retrouve également au niveau national, s'explique naturellement par la chute d'activité des industries, voire, malheureusement, par la fermeture pure et simple de certaines unités de production, qui, par définition, ne produisent donc plus de déchets...», conclut Thierry Zarka.



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