Soutien à l'économie : Le point avec Marc Challéat, du Sgar
# Conjoncture

Soutien à l'économie : Le point avec Marc Challéat, du Sgar

Le soutien à l'économie insufflé par l'État passe par quatre axes principaux: le plan de relance, les aides aux collectivités, aux entreprises et aux particuliers. État des lieux.

Plan de relance Pour la région, le plan de relance se traduit par 225 opérations pour 365M€ en 2009. Concernant les opérations décidées en Ciadt, «nous effectuons un suivi individuel avec un tableau de bord très précis qui permet de faire le point sur l'état d'avancement des projets, explique Marc Challéat, secrétaire général pour les affaires régionales. L'idée est d'accélérer les procédures». Début avril, 19 opérations nouvelles étaient en cours de réalisation et une quarantaine sur le point d'être lancées. «Nous referons un point en mai ou juin pour reventiler certains crédits si des opérations ne se font pas», assure-t-il.


Collectivités

Le versement anticipé du fonds de compensation de la TVA (ramené de deux ans à un an dès le premier euro supplémentaire investi par une collectivité) représente au niveau national «l'équivalent d'une subvention de 15,5% sur la masse en jeu». Au 17avril, 1.251 collectivités de Rhône-Alpes ont fait part du souhait d'activer le dispositif, dont 1.038 ont déjà signé une convention avec l'État. L'investissement prévu est de 4,8 Md€, soit 48% de plus que sur la période de référence (moyenne 2004, 2005, 2006).


Entreprises

Sur le plan de la médiation du crédit, Rhône-Alpes représente 9% de la médiation nationale, soit un peu moins que son poids économique, de 10%. «Les gens interprètent cela d'une façon positive: peut-être que les entreprises en ont moins besoin qu'au niveau national», souligne Marc Challéat. La mise en place par Oseo de garanties qui vont jusqu'à 60%, voire 90%, «marche très bien: Rhône-Alpes représente plus de 20% des dossiers nationaux. Là encore, les gens interprètent cela positivement car il s'agit de garanties pour chercher des financements pour poursuivre l'activité. Cela souligne aussi le fait que le dispositif est bien connu des partenaires et que les entreprises n'hésitent pas à le mobiliser.» Le dispositif, initialement réservé aux PME jusqu'à 250 salariés, a été élargi jusqu'à 5.000 salariés. À fin mars, 632 dossiers d'entreprises ont été retenus, pour 105M€. Enfin, le raccourcissement du délai de remboursement du crédit impôt recherche injecte des liquidités supplémentaires: début avril, 4 Md€ étaient comptabilisés, contre 294M€ en 2008.


Particuliers

Le plafond d'heures de chômage partiel, dont le taux d'indemnisation est passé de 50% à 60%, a été relevé de 600 h par salarié par an à 800 h, et même 1.000 h pour certains secteurs comme l'automobile. En Rhône-Alpes, le droit de tirage est de 8millions d'heures de chômage partiel. Au 25mars, 2.527 entreprises l'avaient mobilisé, pour 77.000 salariés. «Un autre objectif que l'on poursuit avec les partenaires est de profiter de la baisse d'activité pour faire de la formation professionnelle», souligne Marc Challéat. En période de plein emploi, il est difficile de trouver du temps pour se former. En sous-activité, c'est donc le moment idéal, d'autant que «le système d'indemnisation et de prise en charge est plus intéressant que le chômage partiel». Enfin, le «robinet des contrats aidés» a été rouvert avec un objectif régional semestriel (qui peut être dépassé) de 12.500 pour le secteur non marchand (contre 20.000 pour l'année 2008). Si certaines collectivités comme le conseil général du Rhône «jouent très bien le jeu», d'autres non. «Or, à situation exceptionnelle, attitude exceptionnelle!», déclare Marc Challéat.




- www.rhone.pref.gouv.fr

# Conjoncture