Si la souplesse et la réactivité permettent aux PME de gagner des contrats auprès des donneurs d'ordres, ces atouts ne sont souvent pas suffisants pour des grands comptes qui demandent de plus en plus à leurs sous-traitants d'atteindre une taille critique pour pouvoir traiter durablement avec eux.
«Il faut une prise de conscience»
La solution réside alors dans la plupart des cas par le regroupement d'entreprises au travers de partenariats commerciaux, de clusters, de GIE, voire même des fusions. «Les PME doivent de plus en plus aller vers la co-traitance afin de répondre en commun à un appel d'offres. Cela passe par la mise en place d'un cadre juridique, notamment en termes de garanties bancaires. En se regroupant à cinq ou dix entreprises, les PME peuvent proposer une offre globale aux donneurs d'ordres. Mais pour cela, il faut une prise de conscience rapide des dirigeants de PME. Pour certaines qui souhaitent devenir des ETI (NDLR: entreprises de taille intermédiaire), c'est même un passage obligé», assure Jean-François Roubaud, président de la CGPME. Le principal frein au développement de ces structures communes est encore culturel. «Se regrouper, cela veut aussi dire perdre le leadership pour un dirigeant de PME. Il faut donc une réelle ouverture d'esprit avant d'aller vers une structure commune», ajoute-t-il.
Pour proposer une offre globale ou prospecter de nouveaux marchés, certaines PME font le choix du groupement d'entreprises. Une stratégie qui tarde cependant à exploser en France.