Soredic : Une régie pub locale aux côtés des Cineville
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Soredic : Une régie pub locale aux côtés des Cineville

Cinéma Le groupe de Cesson-Sévigné crée, aux côtés de son autre filiale Cineville, une régie publicitaire. Son nom: Cireo.

Soredic, holding de Cesson-Sévigné regroupant les cinémas Cineville (88 salles en Bretagne, Pays de la Loire et Pas de Calais), se lance dans une nouvelle activité: la publicité locale. Une nouvelle filiale, Cireo (pour Ciné Régie Ouest), rejoint ainsi Cineville d'une part et Cinediffusion d'autre part (programmation des films et commercialisation de confiseries pour salles obscures).




Grosse déperdition de revenus

En matière de publicité, Cineville passait jusqu'alors, comme bon nombre de salles en France, par Mediavision. L'opérateur se chargeant de démarcher les annonceurs nationaux, mais aussi locaux, en sous-traitant cette cible à la SEP (Paris). Mais voilà, «avec l'arrivée du numérique, on s'est rendu compte qu'entre le budget d'un annonceur et le revenu net pour la salle, il y avait une grosse déperdition», confie Yves Sutter, directeur général délégué de Soredic. La raison? «Des frais techniques élevés auxquels s'ajoutent des frais commerciaux. Et quand on a deux régies en cascade...» Tout en continuant à confier la commercialisation de la publicité nationale à Mediavision, le groupe breton a donc décidé de créer sa propre régie locale. «Pour faire plus de publicité dans les salles et avoir un meilleur revenu par minute de diffusion», indique Yves Sutter, par ailleurs gérant de Cireo. La direction de la régie (deux salariés) a été confiée à Antoine Rousseau, ancien directeur commercial du groupe NRJ dans l'Ouest. Un homme qui loue les vertus du cinéma numérique. «Un annonceur qui veut communiquer pendant un, deux ou trois mois, c'est désormais possible. Avant, c'était des contrats de trois ans.» Avec une telle durée, difficile alors de créer une publicité locale moderne. Sans compter sur l'altération de l'image au fil du temps. «On a maintenant la possibilité de faire des campagnes plus dynamiques.» Le plus gros challenge d'Antoine Rousseau est certainement de casser, auprès de l'annonceur potentiel, l'image d'un média onéreux. «Avant c'était minimum 10.000 €. Aujourd'hui, on peut offrir de la visibilité à partir de 2.000 €, hors création.» Côté créa justement, Cireo s'appuie sur trois agences locales: Production les 7 lunes(44), Yann Le Gallic (56) et Graine de rêves (35).




Objectif: 1M€ de CA

À ce jour, Cireo compte un portefeuille d'une trentaine d'annonceurs. Dans le tourisme, le commerce, l'automobile... «Cireo a aussi passé des accords avec d'autres régies pour commercialiser au-delà de la zone géographique couverte par le parc Cineville», indique Yves Sutter. Un dirigeant dont l'ambition est de réaliser, avec Cireo, 1M€ de chiffre d'affaires. Pour y arriver, «on se laisse un ou deux ans d'installation.Et l'idée, c'est d'aller aussi commercialiser la publicité pour d'autres cinémas dans l'Ouest.»

Soredic



(Cesson-Sévigné) Yves Sutter, dg délégué 200 salariés CA : 30 M€ 02 99 83 50 00

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