Sophia Antipolis : Texplained sécurise les cartes à puce
# Services

Sophia Antipolis : Texplained sécurise les cartes à puce

Cyber-sécurité. Avec son logiciel ARES, la start-up sophipolitaine, accélérée par le programme Perfom PACA, détecte les failles de sécurité des puces électroniques.

Pour Olivier Thomas, fondateur de la start-up sophipolitaine Texplained, le niveau de sécurité des composants électroniques face au piratage est largement surestimé. Si de nombreuses entreprises se sont spécialisées dans la protection contre la cybercriminalité au sens large, les menaces pesant sur le coeur même des systèmes sont peu, voire pas adressées. C'est là que se positionne Texplained. Fondée en 2012, elle développe le logiciel ARES (pour Automated Reverse Engineering Software) qui, au travers d'une "dissection" de la puce électronique analysée, détecte « à coup sûr et en un temps record la moindre faille de sécurité, jusqu'à l'introduction de portes dérobées potentiellement insérées lors de la fabrication », explique Olivier Thomas. Une technologie de rupture qui se place au coeur de l'ensemble de l'offre commerciale de la jeune pousse. A savoir, la réalisation d'études de puces à la demande, qui lui a permis d'engranger 380 K€ de chiffre d'affaires en 2015. Et, à partir de 2017, la concession de licences d'utilisation du logiciel auprès de laboratoires d'analyse hardware, de gouvernements ou encore d'écoles d'ingénieur.




La composante temps
Sur ce marché colossal, alimenté par la démocratisation des documents d'identité électroniques et le boom de l'IoT, le temps s'avère être une composante cruciale. « Cette problématique doit être adressée en urgence afin de protéger les données personnelles et industrielles », plaide le dirigeant. D'où sa volonté d'accélérer pour amener le logiciel à maturité, avant de développer ses propres solutions sécurisées ayant vocation à être intégrées dans les futures générations de circuits intégrés développés par les majors du semi-conducteur. Pour ce faire, Texplained cherche à lever, dans un premier temps, 500 K€ pour renforcer son équipe (2 personnes à ce jour) d'ingénieurs développeurs, intéressés par l'intelligence artificielle, la théorie des graphes et le machine learning. La jeune pousse travaille par ailleurs à la composition d'une bibliothèque des puces déjà sur le marché, dont les rapports d'analyse établis à partir d'ARES seront commercialisés.

# Services