Sommap : «Une profonde mutation à l'export»
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Sommap : «Une profonde mutation à l'export»

Fondée en 1970, et reprise il y a quinze ans par Nicolas Teisserenc, la société aubagnaise Sommap fabrique des articles de plongée sous-marine loisirs, et les exporte dans le monde entier. Une activité internationale qui génère 45% de son chiffre d'affaires.

Uniquement tournée vers la transformation de matières caoutchouc, la société Sommap travaillait à l'origine comme sous-traitant pour des marques marseillaises d'articles de plongée sous-marine. «Puis, dans les années 1980, l'entreprise a élargi ses gammes à la plasturgie, et a commencé à développer ses propres produits, tout en poursuivant son activité de sous-traitance», explique Nicolas Teisserenc, qui a repris la société il y a quinze ans. Désormais, le marché de la sous-traitance ne représente plus que 5% de l'activité de Sommap, qui a misé sur le déploiement de ses propres produits. Masques, tubas, palmes, bonnets, lunettes, textiles lycra et néoprène...: la société a décidé de s'inscrire dans une niche de marché, la plongée loisirs. «Nos produits sont fabriqués à Aubagne pour 40% d'entre eux, confie le dirigeant. Les autres sont des produits de négoce, fabriqués en Extrême-Orient, que l'on personnalise à nos gammes». La société commercialise ses produits via deux canaux de distribution: celui des bazars plagistes, magasins de sports, VPC, internet, et l'autre, plus marginal, de la grande distribution. «Nous avons la liberté de ne pas être dépendants de la grande distribution, où le temps d'implantation est de plus en plus court, et où les conditions sont de plus en plus draconiennes, estime Nicolas Teisserenc. Nous nous concentrons donc principalement sur le circuit des revendeurs».




Miser sur des marchés de niche

Mais aussi sur l'export (notamment en Europe et dans les Dom-Tom), qui permet à l'entreprise de lisser les effets de sa saisonnalité, et génère 45% de son chiffre d'affaires. «Depuis quelques années, nous avons vu s'opérer une profonde mutation en la matière, confie le dirigeant. Auparavant, nous livrions de gros importateurs, qui ont désormais disparu au profit de revendeurs européens, qui commandent davantage de références, mais en plus petite quantité, et de façon plus régulière. Pour survivre, nous avons dû nous montrer très réactifs, et miser sur des marchés de niche...»

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