Les ambitions de Soget à l'international ne sont pas nouvelles, mais l'application en début d'année d'un accord de l'OMC (Organisation Mondiale du Commerce) prévoyant l'installation de systèmes de traçabilité des échanges portuaires chez les États signataires ouvre la voie à de nouveaux développements pour la PME havraise. « L'accord de l'OMC prévoyait que lorsque l'on passerait la barre de 50 % de signataires, l'obligation pour les pays de se doter d'un système de tracking des activités portuaires deviendrait effective », explique le président du directoire de Soget Gilles Paumier. Un basculement enregistré en début d'année qui de facto a gonflé le volume des appels d'offres sur ce marché « extrêmement ouvert » où Soget demeure pour l'heure un rare « pure player ».
Soget réalise 50 % de son CA à l'international
« Nous avons en général face à nous des concurrents beaucoup plus gros que nous mais dont ce n'est pas le coeur de métier », rappelle Gilles Paumier. « Dès le départ nous avons travaillé avec les services douaniers, les transitaires, les armateurs, puis on a élargi le périmètre ». Mais désormais, l'ouverture du marché attise de nouvelles convoitises. Soget, qui réalise actuellement 50 % de son chiffre d'affaires (16 millions d'euros en 2016) à l'international, est historiquement très présent sur le marché hexagonal. « Un marché à croissance faible sur l'ensemble des ports français », qui oblige l'éditeur de PCS à s'exporter toujours davantage.
Des appels d'offres à saisir
« Depuis le début de l'année, de nombreux appels d'offres à l'étranger sont entrain de s'ouvrir, et nous sommes bien placés ! », assure le dirigeant de Soget dont le dernier opus S) ONE est déjà utilisé par les ports de l'Axe Seine, en République Démocratique du Congo ou encore en Jamaïque.
Un soutien de 475.000 euros de la région Normandie
Pour assurer ses développements, Soget a obtenu un soutien financier de la région Normandie qui se décompose en un prêt à taux zéro de 400.000 euros et une aide à l'export de 75.000 euros qui doivent permettre à Soget, d'une part de procéder à des embauches dans le domaine commercial avec le recrutement de « country manager » dédiés à suivre les appels d'offres internationaux, et d'autre part à renforcer la R & D (Soget est fer de lance du projet Trafis-Lab) dans le domaine de la modélisation et des objets connectés ainsi que dans l'exploitation des données (Big data).