Le sprint final a démarré pour SNCF. Le 2 juillet, Paris et Bordeaux ne seront plus qu’à 2h04 l’une de l’autre. Le chantier de la LGV (ligne à grande vitesse) est achevé, les essais sont en cours et SNCF Voyageurs débutera en février la formation de plus de 600 conducteurs. A la gare Saint-Jean, la rénovation de la grande verrière touche à sa fin et les échafaudages auront disparu d’ici fin juin. « Nous serons au rendez-vous de la grande vitesse », affirme Philippe Bru, directeur régional SNCF Mobilités. 33,5 TGV (dont 18,5 directs) seront proposés à compter du 2 juillet. Les nouvelles rames, baptisées Océane, commencent déjà à circuler entre Paris et Bordeaux. « 17 seront en service le 2 juillet, puis 40 à terme, en 2019, déclare Eric Redonnet, directeur TGV Nouvelle-Aquitaine. Ces rames ont une capacité de 556 places et nous offriront donc 35.000 places chaque jour ». En revanche, impossible de connaître le taux de remplissage attendu par SNCF, qui refuse de communiquer ses objectifs.
Portiques anti-fraude
Les travaux se poursuivront dans et autour gare après l’arrivée de la LGV, notamment avec l’extension des abris de quai et la construction du pont Amédée Saint-Germain. Sur les quais, une nouveauté devrait faire son apparition : des portiques d’embarquement. Les tests réalisés à Montparnasse et Marseille Saint-Charles ont donné satisfaction et des portiques « anti-fraude » devraient être installés à la gare Saint-Jean. « Le système est dédié à l’accès aux TGV pour l’instant. Mais les mêmes réflexions sont en cours pour les TER », annonce Philippe Bru.