« Nous sommes parmi les trois premiers employeurs de la région », annonçait Guillaume Pepy, venu rencontrer les élus de la région, à l'occasion du forum de l'emploi organisé à Toulouse le lendemain de son passage le 19 avril dernier.
Premier objectif : calmer la polémique
Sa visite avait deux propos : le premier, de calmer la polémique qui a suivi son intervention sur la radio France Inter en mars dernier où il annonçait qu'il n'y avait pas de nouveau grand chantier de prévu, à part celui du nouveau RER en Ile-de-France. Les élus de la région avaient immédiatement réagi en organisant une pétition et en rédigeant un courrier aux futurs candidats aux élections présidentielles pour rappeler que ce dossier était une priorité. « Mes propos ont été mal compris et quand je parle de chantier, je ne parle pas de projet ». Guillaume Pepy a voulu clarifier ses propos en expliquant qu'il ne négligeait pas le projet de la LGV mais que le manque de visibilité sur son financement l'éloignait de la réalité proche : « Par chantier j'entends pelleteuses, niveleuses, etc. »
Le financement de la LGV
Il a tenu à rappeler que les réflexions sur le financement du projet sont aujourd'hui menées par deux personnalités indépendantes qui travaillent en collaboration avec l'État et les collectivités : Alain Bodon (inspection générale des finances) et Benoit Weymuller (conseil général de l'environnement et du développement durable). Le président de la SNCF a insisté sur le fait qu'il n'y avait pas matière à polémiquer malgré les tensions liées à la période de campagne électorale : « Le financement et le calendrier, c'est l'affaire des élus et de l'État. La SNCF sera ravie de construire la ligne et de l'exploiter lorsque cela sera réglé ».
L'immense chantier régional
Le 20 avril dernier, près d'un millier de personnes ont participé au forum emploi organisé par la SNCF au centre de congès Pierre Baudis à Toulouse : 300 postes sont à pourvoir pour des métiers allant d'aiguilleurs à chauffeurs de bus en passant par la maintenance des voies. 450 millions d'euros vont être investis pour la modernisation et la maintenance des voies en 2017 : « le plus gros chantier d'entretien de la SNCF », a fait remarquer Guillaume Pepy qui voit en l'Occitanie « une région très particulière où il y a des projets comme il n'y en a nulle part ailleurs. » Ces travaux représentent pour lui « un effort sans précédent sur un réseau qui en avait bien besoin. »